COLLOQUE
OUVERTURE, PRODUCTIVITÉ ET CROISSANCE ÉCONOMIQUE AU MAROC
Rabat, le 22 Février 2018
Le Laboratoire d’Economie Appliquée de l’Université Mohammed V de Rabat organisera en partenariat avec OCP Policy Center et Le Centre National de Recherche Scientifique et Technique (CNRST), le jeudi 22 Février 2018, un colloque autour du thème «Ouverture, productivité et croissance économique au Maroc ».
Le lien entre ouverture et croissance est un domaine de recherche largement investi par la littérature économique. Les enseignements que cette dernière véhicule, tant sur la nature des canaux de transmission des effets de l’ouverture que sur leurs effectivités et importances respectives, peuvent paraître parfois ambivalents. Toutefois, il n’en reste pas moins vrai que cette littérature est quasi-unanime quant à l’impact positif de l’ouverture sur la croissance économique.
L'ouverture produit un effet « taille du marché » qui, tout en atténuant la pression de la demande, génère des externalités via le « learning by doing » et permet d’approfondir le niveau d’intégration du processus de production, et d’accélérer ainsi le progrès technique et le processus de rapprochement de la frontière technologique mondiale. Par ailleurs, l’ouverture favorise les «effets de retombées» de la technologie et des transferts de connaissances des pays et des secteurs les plus avancés vers ceux qui accusent du retard.
L’ouverture peut, par ailleurs, approfondir la spécialisation, en particulier dans les biens échangeables, à la faveur d’une meilleure allocation des ressources, et par ricochet, d’une productivité accrue. L’entrée au marché domestique de concurrents étrangers est de nature à améliorer la productivité de deux manières. D’abord, la concurrence sélectionne les producteurs les plus productifs et oblige les improductifs à quitter le marché. En plus, elle oblige les firmes domestiques à innover afin de dissuader les concurrents étrangers.
Si, globalement, les éléments précédents soutiennent l’impact positif de l’ouverture sur la productivité et la croissance économique, via notamment le transfert des technologies et des connaissances et l’incitation à l’innovation, les travaux empiriques montrent que les résultats des pays en développement, ayant poursuivi de telles politiques, sont contrastés. En particulier, les petites économies ont été les grandes perdantes. En effet, il est largement reconnu que l’ouverture décourage l’innovation des firmes les plus en retard et celle des pays les plus éloignés de la frontière technologique mondiale. Ceci signifie-t-il qu’il faudrait d’abord lever les barrières à l’innovation avant de s’engager dans le processus d’ouverture ?
Par ailleurs, la littérature empirique véhicule des enseignements ambivalents voire contrintuitifs quant à la relation entre le revenu initial et les effets bénéfiques de l’ouverture en termes de spillovers de la connaissance et de technologies.
En tout état de cause, les enseignements contradictoires tant des faits stylisés que des travaux empiriques incitent à une analyse plus raffinée de la nature et du sens du lien entre ouverture et croissance économique. La dernière crise internationale et la prorogation rapide de ses effets, tout en rappelant le « dark side » de l’ouverture, ont relancé le débat sur les bienfaits de l’ouverture et confèrent au réexamen de son véritable impact sur la performance économique un intérêt indéniable.
L’intérêt de réexaminer ce lien se pose avec d’autant plus d’acuité dans le contexte particulier du Maroc. Etant une petite économie ouverte, le Maroc ne semble pas, en effet, pleinement profiter de son ouverture grandissante. Son ambition renouvelée pour une plus grande intégration à l’économie mondiale (ALECA, CFC, CEDEAO...) et pour un meilleur et nécessaire repositionnement sur les chaînes de valeur mondiales exige une analyse profonde des canaux par lesquels l’ouverture pourrait favoriser sa croissance économique, et parmi ceux-là repérer les canaux qui sont particulièrement adaptés à sa taille et son niveau de développement, aux spécificités de son tissu productif et à ses caractéristiques structurelles. Ce réexamen permettra de discuter aussi des réformes à mettre en place, leur séquencement, leur profondeur et leur cohérence d’ensemble en vue de tirer pleinement profit de son ouverture.
Forts de leur fructueuse collaboration, qui a donné tout récemment à la publication d’un ouvrage intitulé « Equilibres externes, compétitivité et processus de transformation structurelle de l’économie marocaine », le Laboratoire d’Economie Appliquée (Université Mohammed V Rabat) et l’OCP Policy Center ressentent la nécessité de compléter et d’approfondir cette réflexion et de l’orienter vers d’autres pistes et perspectives. A cet effet, ils organisent ce colloque pour étudier tant sur le plan théorique qu’empirique l’impact de l’ouverture sur la productivité et la croissance économique au Maroc. Sans s’y réduire, les spillovers de connaissances, de transfert technologique et d’incitation à l’innovation sont des axes de recherche privilégiés. Les communications orientées vers d’autres thèmes en relation avec le thème central du colloque sont également les bienvenues. Ci-dessous, une liste non exhaustive.
Liste non exhaustive des axes
- Ouverture et productivité ;
- Ouverture, politique industrielle et industrialisation ;
- Ouverture, performances sectorielles et transformations structurelles (agriculture, manufacturing, textile, ...) ;
- Ouverture et canaux de transfert des technologies ;
- Ouverture et processus de convergence ;
- Ouverture et insertion dans les chaînes de valeur mondiales ;
- Ouverture et progrès technologique skill-biaised ;
- Ouverture et allocation des ressources vers le secteur des biens échangeables ;
- Ouverture et accumulation du capital humain ;
- Ouverture et accumulation du capital institutionnel ;
- Approches comparatives des modèles d’ouverture ;
- Exports led growth vs import led growth, IDE et spillovers ;
Contact :
Pour toute demande de renseignement, contacter Abdellatif Chatri e-mail : abdelchatri76@gmail.com
Les personnes souhaitant participer au Colloque "Ouverture, Productivité et Croissance Économique au Maroc" sont invitées à remplir le formulaire d'inscription suivant : http://bit.ly/2Es7rJg
Les personnes souhaitant participer au Colloque "Ouverture, Productivité et Croissance Économique au Maroc" sont invitées à remplir le formulaire d'inscription suivant : http://bit.ly/2Es7rJg
PROGRAMME
8h30 - 8h45 :
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Accueil des participants
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8h45 – 9h10 :
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Allocution d’ouverture :
- Comité d’organisation
- Pr. Abdel Hanine BELHAJ, Président par intérim de l'Université Mohammed V, Doyen de la Faculté des Sciences de l'Éducation
- Pr. Elhabib EDDAQQAQ, Doyen de la FSJES – Agdal
- M. Karim EL AYNAOUI, Directeur de l’OCP Policy Center
- Pr. Lahcen OULHAJ, Directeur du LEA, FSJES - Agdal
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9h10 – 10h00 :
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Conférence :
Ouverture et croissance au Maroc : Bilan et perspective
M. Moncef ADERKAOUI, Directeur des études et prévisions financières au Ministère de l'Économie et des Finances
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AXE I : OUVERTURE ET CHOCS EXTERIEURS
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Modérateur :
Pr. Ahmed LAABOUDI, FSJES-Agdal, Univ. Mohammed V
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10h00 - 10h10 :
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Elhadj EZZAHID & Brahim MAOUHOUB
Capital account liberalization in Morocco: is it compatible with fixed or flexible exchange rate regime? |
10h10 - 10h20 :
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Sara ZOUIRI, Jaouad LAAMIRE & Zakaria EL FAIZ
Ouverture et vulnérabilité de l’économie marocaine face aux chocs extérieurs, le cas des variations des prix de pétrole |
10h20 - 10h30 :
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Abdou AYOUB & Toufik KHYAR
Les Effets de Débordement de la Politique Budgétaire: Évaluation Empirique du cas du Maroc |
10h30 – 10h40 :
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Discutant :
Pr. Abdelali FADLALLAH, Professeur à l’INSEA, Rabat
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10h40 - 11h05 :
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Débat
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11h05 - 11h20 :
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Pause-café
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AXE II : OUVERTURE, INDUSTRIALISATION ET PERFORMANCE SECTORIELLE
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Modérateur :
Pr. Idriss EL ABBASSI, FSJES-Agdal, Univ. Mohammed V
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11h20 - 11h30 :
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Abdelouahab MAAROUF & Mouad MOUDAFI
Performance à l’export et productivité des industries manufacturières marocaines |
11h30 - 11h40 :
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Asmâa ZENATI, Mariem CHOUATI, Hassane ZOUIRI & Abdellatif CHATRI
Ouverture commerciale et développement du secteur industriel dans les pays en développement : cas de l’Afrique sub-saharienne |
11h40 - 11h50 :
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Badr NASR ALLAH & EL ABBASSI IDRISS
Estimation des élasticités de la demande d’importation d’Armington par la méthode de Feenstra : cas du Maroc |
11h50 – 12h00 :
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Amina TALAL & Oulaa EL OUAHABI
Démantèlement tarifaire au Maroc : une étude d’impact par le modèle multiplicateur de la matrice de comptabilité sociale |
12h00 - 12h10 :
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Discutant :
Pr. Aziz RAGBI, FSJES-Agdal, Univ. Mohammed V
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12h10 - 12h35 :
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Débat
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12h35 - 14h00 :
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Pause-déjeuner
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AXE III : OUVERTURE, ACCUMULATION DU CAPITAL
ET DIFFUSION TECHNOLOGIQUE | |
Modérateur :
Pr. Said TOUNSI, FSJES-Agdal, Univ. Mohammed V
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14h00 - 14h10 :
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Othmane FAHIM
Ouverture, Transferts de technologie et croissance de productivité : étude empirique sur des données en panel d’économies méditerranéennes |
14h10 - 14h20 :
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Charaf-Eddine MOUSSIR
IDE, diffusion technologique et productivité : le cas du Maroc ? |
14h20 - 14h30 :
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Youssef BOURDANE
Ouverture commerciale, accumulation du capital humain et croissance économique : Analyse en données de panel sur les pays en développement |
14h30 - 14h40 :
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Fatima Ezzahra KINANI & Lahboub ZOUIRI
Ouverture et accumulation du capital humain |
14h40 - 14h50 :
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Ouahhabi OUIEM & Lahboub ZOUIRI
Ouverture, qualité institutionnelle et croissance Économique: Une Investigation Empirique |
14h50 - 15h00 :
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Discutant :
Pr. Nor-eddine OUMANSOUR, FSJES-Agdal, Univ. Mohammed V
M. Ali ELGUELLAB, HCP
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15h00 – 15h15 :
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Débat
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15h15 – 15h30 :
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Mot de clôture
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Transformations structurelles et gains de productivité du travail : Comparaison internationale
Par : HAMDI Abdelamjid & HEBAZ Marouane
Corresponding Authors: Abdelmajidhd@gmail.com
Résumé : L’objectif de ce travail est de mettre en évidence l’existence d’un processus de transformation structurelle au sein des trois régions étudiées ainsi qu’au Maroc. Pour ce faire, nous appliquons l’analyse en composantes principales à partir d’une base de données contenant neuf secteurs d’activités. Aussi, nous allons nous pencher sur le calcul des gains de productivité en les décomposant en une composante intra sectorielle (within) et une autre relative à la réallocation de la main d’œuvre entre les secteurs (between) qui présentent des niveaux de productivité différents. Cette méthode va nous permettre de déterminer si le processus de transformation structurelle est réducteur ou bien encourageant la croissance.
Mots clés : Transformation structurelle, Gains de productivité, Composantes within et between.
Abstract : The aim of this work is to verify the existence of structural transformation process for the three regions studied as well as in Morocco by applying the principal component analysis on a database containing nine sectors of activity. Also, will look at the calculation of productivity growth by decomposing it into an intra-sectoral component, and into another one relating to the reallocation of labor between sectors at different levels of productivity. This method will determine whether the process of structural transformation is reducing or enhancing growth.
Keywords: Structural transformation, Productivity growth, Within and Between components
Régime de Change, Gains de Productivité : Quel rôle joue le Développement Financier ?
Par : ARRACH Jaafar & LEMAALLEM Hicham
Corresponding Authors: arrachjaafar@gmail.com & hichamlemalem@gmail.com
Résumé : Ce travail a pour objectif de vérifier la relation selon laquelle un régime de change plus flexible peut avoir un effet négatif sur les gains de productivité à long terme, et ceci pour les pays à faible niveau de développement financier. Notre analyse empirique est basée sur un panel de 44 pays couvrant la période 1990-2015 ; Estimée par la méthode GMM en systèmes. Nos résultats tendent à souligner que pour les pays ayant un niveau de développement financier relativement bas, la volatilité des taux de change réduit généralement les gains de productivité, alors que pour les pays financièrement développés, il n'y a pas d'effet significatif.
Cela provient du fait qu’une volatilité excessive de taux de change implique des fluctuations des profits des entreprises, ce qui touche leurs capacités à emprunter, en effet, dans une économie à contrainte de crédit, ces entreprises ne peuvent survivre à des chocs de liquidité, ceci les empêche à investir pour développer leurs activités et innover à long terme, ce qui réduit les gains de productivité. Nous avons également estimé la même relation pour le cas du Maroc, les résultats montrent que le régime actuel est le plus adapté à sa situation économique malgré les progrès qu’a connu le system bancaire. Certes, ce régime n’a pas permis d’augmenter les gains de productivité, mais il les a rendues moins volatile depuis que l’intermédiation bancaire a dépassé la moyenne mondiale.
Mots clés : Gains de productivité, Régime de change, Développement financier, GMM.
Abstract : This work offers empirical evidence that real exchange rate volatility can have a negative impact on long-term rate of productivity growth, for countries with a low level of financial development. Our empirical analysis is based on a 44 country data set covering the period 1990-2015 using GMM system estimator: the lower the degree of financial development, the more negatives the impact of exchange rate flexibility on productivity growth.
This is due to the fact that excessive exchange rate volatility implies fluctuations in corporate profits, which affect their ability to borrow. In a credit-constrained economy, firms cannot survive liquidity shocks, and this prevents them from investing to develop their activities and to innovate in the long term. We have also estimated the same relationship for the case of Morocco; the results show that the current regime is the most adapted to its economic situation despite the progress that the banking system has made. Although this regime did not increase productivity gains, it has made them less volatile since banking intermediation exceeded the world average.
Keywords : Exchange rate regimes, Productivity growth, Financial development, GMM.
Régime de change et cyclicité budgétaire étude empirique sur les pays de la région MENA
Par : HAJI Ouafae
Résumé : L’objectif de cet étude est de montrer l’impact du régime de change sur le caractère cyclique de la politique budgétaire dans la région MENA pour la période 2001 -2016. A travers la méthode SYS-GMM, on explique tout d’abord que la politique budgétaire est procyclique dans cette région, puis a travers la classification du FMI, on témoigne que le régime de change amplifie la procyclicité budgétaire.
Mots clés : cyclicité budgétaire, régime de change, procyclicité, contracyclicité
Abstract : The aim of this study is to show the impact of the exchange rate regime on the cyclical behavior of the fiscal policy, on MENA countries from 2001 to 2016. Based on System GMM model, we first explain that the fiscal policy is procyclical in this region, then we demonstrate that the exchange rate amplify the procyclicality of the fiscal policy.
Keywords : cyclical fiscal policy, exchange rate, procyclicality, contracyclicality
Plan d’accélération industrielle (2014-2020) et croissance inclusive au Maroc : étude d’impact par les multiplicateurs de la MCS
Par : SARSAR HANA & SEBBANE YASSIR
Corresponding Authors: Hana.sarsar@gmail.com & Yassir.sebbane@gmail.com
Résumé : Le Maroc souffre de plusieurs handicapes sur le plan social (pauvreté, inégalité…) et même au niveau économique qui lui obstruer de rejoindre le clan des pays émergents. Pour y faire face, il a mis en œuvre un ensemble de politiques économiques afin de réaliser une croissance économique inclusive.
Ce travail essaie de déterminer l’impact de la mise en œuvre du plan d’accélération industrielle sur la croissance économique, dont l’objectif est d’apprécier sa contribution d’atteindre une croissance dite inclusive, tout en analysant les liens en amont et en aval entre l’industrie manufacturière, objet de simulation, et les autres secteurs de l’économie marocaine suite à une augmentation de leurs exportations à l’aide du calcul des multiplicateurs de la Matrice de la Comptabilité Sociale (MCS).
En usant la MCS de 2013, une simulation conduite, via un choc de 22% d’augmentation des exportations des produits manufacturiers, engendrerait des gains en termes de croissance du PIB et de la valeur ajoutée de tous les secteurs. Les gains en termes de croissance inclusive, sont traduits par la création de nouveaux postes d’emploi à la fois au niveau du milieu urbain et rural comme pour les hommes et pour les femmes.
Mots clés : Plan d’accélération industrielle, croissance inclusive, multiplicateurs de la Matrice de la Comptabilité Sociale (MCS).
Le triangle Ouverture Commerciale, inégalités de revenus et croissance économique, étude en DP pour le cas du Maroc et les pays de la CEDEAO
Par : RIAD Jamal & LAHMAR Anas
Corresponding Authors: Riad_jamal13@hotmail.fr & Anaslahmar80@gmail.com
ABSTRACT: This study tries to analyze the relationship between economic growth, trade openness, and inequalities for a panel of 15 countries including Morocco and the ECOWAS countries during the period 1995-2015. Our study is carried out using two econometric methods. The first concerns the fixed and random effects model to study respectively the effect of trade openness and inequality on growth. The second is the GMM method, given that the variables present a problem of endogeneity and simultaneity.
The main results of this study are, on the one hand, the positive impact of trade openness on economic growth but insignificantly, and significant for inequality. And on the other, the positive and insignificant effect of inequalities on trade openness. Thus, contrary to what is expected of this empirical evaluation, for our sample, inequalities do not prevent these countries from taking full advantage of their openness to the regional and global economy. This conclusion can be explained by the lower levels of inequality represented by the GINI index and the disturbances that can be presented by the estimates of this index.
KEYWORDS: Trade Openness, Economic Growth, inequality, ECOWAS.
RÉSUME: Ce travail analyse la relation entre la croissance économique, l’ouverture commerciale, et les inégalités pour un panel de 16 pays comprenant le Maroc et les pays constituant la CEDEAO au cours de la période 1 995-2015. Notre étude est effectuée en faisant appel à deux méthodes économétriques. La première concerne le modèle à effets fixes et aléatoires respectivement pour étudier l’effet de l’ouverture commerciale sur la croissance et celui des inégalités. La deuxième consiste à la méthode de GMM, étant donné que les variables présentent un problème d’endogéneité et de simultanéité.
Les principaux résultats de cette étude sont, d’une part, l’impact positif et non significatif de l’ouverture commerciale sur la croissance économique et significatif de celui des inégalités; et de l’autre l’effet positif et non significatif des inégalités sur l’ouverture commerciale. Ainsi, contrairement à ce qu’on attend de cette évaluation empirique, pour notre échantillon, les inégalités n’empêchent pas ces pays de profiter pleinement de leur ouverture sur l’économie régionale et mondiale. Cette conclusion peut être expliquée par les niveaux des inégalités, représentées par l’indice de GINI, qui se révèlent moins élevées, et les perturbations que peuvent présentées les estimations de cet indice.
MOTS-CLEFS : Ouverture commerciale, Croissance économique, inégalité, CEDEAO
Impact des chocs de la politique budgétaire, politique monétaire et de la productivité totale des facteurs sur l’économie marocaine : Analyse comparative en NKM
Par : ABDOU Ayoub & BELARBI Fatimazahra
Corresponding Authors: A-ayoub00@hotmail.fr & Belarbi.fatimazahra@gmail.com
RÉSUME : L’objectif de ce travail est d’analyser la réponse dynamique des grandeurs macroéconomiques suite aux différents chocs découlant des politiques économiques et non économiques. Le but étant de faire une analyse comparative par rapport à l’impact de la politique budgétaire, monétaire et de la productivité totale des facteurs sur les aléas de la conjoncture économique et d’en tirer des enseignements pour le cas du Maroc. Pour atteindre notre objectif nous avons eu recours à la modélisation NKM, permettant de déceler d’éventuel impact des impulsions. Les résultats de notre modèle montrent que le choc de la politique budgétaire est plus durable et ne s’amortit qu’après 60 trimestres. Tandis que le choc de la PTF s’estompe à la fin du 40ème trimestre. Enfin, le choc de la politique monétaire est le moins affectif et disparait au bout du 10ème trimestre.
Mots clés : politique budgétaire ; politique monétaire ; productivité totale des facteurs ; transmission des chocs ; modélisation NKM ; Maroc.
ABSTRACT : The objective of this study is to analyze the dynamic response of macroeconomic variables following the various shocks stemming from economic and non-economic policies. The aim is to compare the impact of fiscal policy, monetary policy and total factor productivity on the economic situation and to draw lessons for the case of Morocco. In order to achieve our objective, we used an NKM modeling to detect the possible impact of the impulses. The results of our model show that fiscal policy’s shock is more sustainable and does not disappear only after 60 quarters. While that TFP’s shock disappear at the end of the 40th quarter. Finally, the shock of monetary policy is the least affective and disappears at the end of the 10th quarter.
Keywords: Fiscal policy; monetary policy; total factor productivity; shocks transmission; NKM modeling; Morocco.
Impact de l'endettement public extérieur et intérieur sur la croissance économique cas du Maroc 1985-2015
Par : AIT ALI Ibtissam
RÉSUME : L’objectif du papier est d’étudier l’impact de l’endettement public sur la croissance économique au Maroc observé sur la période 1985-2015. De ce fait une étude empirique en série temporelles, moyennant le modèle vectoriel autorégressif (VAR) nous a montré que la dette publique extérieure exerce un effet positif plus accentué sur la croissance économique malgré l’excès du poids de l’endettement interne par rapport à l’endettement externe au sein de l’économie marocaine, cela peut être expliqué par le risque d’éviction qui peut être causé par l’endettement intérieur.
Mots clé : dette publique, croissance économique, effet d’éviction, VAR.
ABSTRACT : The aim of this paper is to study public debt’s effect on economic growth in Morocco between 1985 and 2015. Using a vector autoregressive model (VAR model) estimated on time series data, the study has shown that external public debt has a bigger positive effect on the Moroccan economic growth than internal debt, in spite of the excess of internal debt compared to External debt, this can be explained by the crowding out effect caused by domestic indebtedness.
Keywords : public debt, economic growth, crowding out effect, VAR.
Éducation et croissance économique dans les pays en développement
Par : Abdessadek ELBOUSAIRI & Mohammed EDDASSI
Résumé : Ce travail a pour objectif d’étudier la relation entre le capital humain et la croissance économique pour un échantillon de pays en développement classés par la banque mondiale parmi la catégorie des pays à revenus intermédiaires à travers les régressions sur des données de panel.
Le capital humain est mesuré par des variables éducatives quantitatives et qualitatives. Il s’agit en l’occurrence du nombre moyen d’années d’étude et de l’indicateur de qualité extrait de la base de données de N. Altinok et al. élaborée à partir des scores des élèves dans les tests internationaux des apprentissages.
Le rôle du capital humain est appréhendé à la fois en terme de niveau et de variation. La variable dépendante est alors tantôt le taux de croissance du PIB par habitant tantôt le logarithme naturel du PIB par habitant de fin de période.
Les modèles retenus comportent, autres les variables éducatives, les variables de contrôle économiques, sociales et institutionnelles les plus utilisées dans les travaux sur la croissance à l’instar de l’investissement, l’ouverture, l’inflation, l’accroissement de la population ou encore un indice des libertés civiles.
Les résultats confirment l’existence d’impact positif et significatif de la quantité et de la qualité de l’éducation sur la croissance économique que ce soit en niveau ou en variation. Le niveau de l’éducation et son augmentation affecte positivement la croissance. Plus encore, la qualité de l’éducation s’avère plus significative que sa quantité. Sur ce plan, les PED ont encore un écart important à rattraper s’ils veulent accélérer leur rythme de croissance.
Corruption, capital humain et croissance économique : une approche économétrique en données de panel pour les pays de la région MENA
Par : Messouber M'hammed
Résumé : Ce travail teste l’efficacité de la relation qui existe entre le capital humain et le contrôle de la corruption avec deux méthodes économétriques. On va démontrer minutieusement l’importance de l’intervention de l’Etat par son pouvoir de contrôle pour réduire ce fléau dans la gestion des dépenses publiques des différents pays. Il est démontré que la corruption freine le développement économique et social surtout les secteurs sensibles comme l’éducation et la santé. A propos de ce sujet, on va essayer d’étudier les effets du contrôle de la corruption sur les qualités et les rendements des services publics d’éducation et de la santé pour les pays de MENA au cours de la période allant de 1996 à 2014.
Abstract : This work tests the effectiveness of the relationship between human capital and the control of corruption with two econometric methods. The importance of state intervention through its power of control will be demonstrated in order to reduce this scourge in the management of the public expenditure of the various countries. Corruption has been shown to hamper economic and social development, especially in sensitive sectors such as education and health. On this subject we will try to study the effects of corruption control on the quality and performance of public education and health services for MENA countries during the period 1996 to 2014.
Mots clés : Contrôle de la corruption, capital humain, croissance économique, dépenses
publiques, éducation, santé, Modèles avec données de panel.
Développement financier et économique une relation en forme de U-inversé : Évidence empirique
Par : BENLARABI Zakaria & NAITDOUCH Kaoutar
Corresponding Authors: naitdouch.kaoutar15@gmail.com & zakariabenlarabi@gmail.com
Abstract : This study tries to shed light on the economic relations between the real and financial spheres, and examines whether there is a threshold in the finance-growth relationship. We use more than 100 countries from the period 1960 to 2014. Our empirical results reveal that there is a threshold above which financial development no longer has a positive effect on economic growth. We use two empirical approaches (using cross section and panel data) to show that financial development begins to have a negative effect on growth when credit to the private sector reaches 105% of GDP.
KEYWORDS : Financial development, Economic Growth, Non-linearity, Threshold effects.
Résumé : Ce travail tente d’apporter un éclairage sur les relations économiques liant les sphères réelles et financières, et de tester l’existence d’un point de renversement dans la relation qui les unit. L’échantillon comprend plus de 100 pays couvrant la période allant de 1960 à 2014. Nos résultats empiriques indiquent qu’il existe un seuil au-dessus duquel le développement financier n'a plus d'effet positif sur la croissance économique. Nous utilisons deux approches empiriques (estimation en coupe transversale et en données de panel) pour montrer que le développement financier commence à avoir un effet négatif sur la croissance quand le crédit au secteur privé atteint 105% du PIB.
MOTS-CLEFS : DÉVELOPPEMENT FINANCIER, CROISSANCE ECONOMIQUE, NON-LINÉARITÉ, EFFET DE SEUIL.
