Call for Papers : Les politiques économiques et le financement dans les Pays en Développement (PED)

Les exigences du développement économique et social dans les PED notamment africaines sont énormes. Elles sont confrontées à un défi d’augmentation de leur taux de croissance. Ce challenge présuppose un immense effort de mobilisation des financements interne et externe alors même que s’opère à l’échelle mondiale des changements au niveau des modalités de financement du développement : la montée des financements internes au détriment de l’aide publique au développement (l’APD) et des financements extérieurs. L’exigence en termes d’augmentation de leur taux de croissance afin de réduire le chômage et la pauvreté de façon significative s’inscrit dans le contexte d’un large programme de renforcement des investissements qui est fonctionnellement lié à une plus grande mobilisation de l’épargne. La littérature macroéconomique concernant l’impact de la libéralisation financière sur l’épargne est considérable1. Cependant, la plupart des modèles examinant cette question ne renseignent pas de manière définitive sur le sens de la causalité entre les différentes variables en raison notamment de la complexité du processus de la réforme.
Les questionnements et analyses abordés par les différentes propositions de communication soumises doivent s’insérer dans les trois axes suivants :
Dans le premier axe, il s’agit de vérifier si les différents éléments apportés par la libéralisation financière retentissent sur l’épargne et réduisent les contraintes de financement et que celle-ci est canalisée vers le financement des investissements.
Suivant les travaux séminaux dans ce sens, Shaw et McKinnon (1973) ont mis en exergue les défaillances d’un système financier administré et les implications qui en résultent, notamment les risques d’une allocation inefficiente des ressources. C’est pour cette raison que la répression financière, dans toutes ses formes, est souvent critiquée par les instances internationales, entravant le bon fonctionnement des lois du marché. Suivant cette ligne théorique, la question de la libéralisation des mouvements de capitaux a été inscrite sur l’agenda des réformes financières prônées par le FMI. Pour les PED, leurs besoins d’investissements dépassent tellement l’épargne domestique, qu’il est primordial pour ces derniers d’ouvrir leur système financier et mobiliser les ressources financières extérieures, d’autant plus qu’ils offrent aux investisseurs internationaux des rendements nettement plus élevé. Toutefois, les effets escomptés derrière cette ouverture ne se sont que partiellement concrétisées. Le FMI défenseur du libéralisme, est devenu plus sceptique au sujet des gains potentiels associés à l’ouverture financière2. Sans une remise en question fondamentale du principe, il a estimé que les flux de capitaux sont également porteurs de risques pour les systèmes financiers domestiques. L’afflux des capitaux peut en effet ne pas se traduire par un financement de l’investissement et dégager des surplus de liquidité, mal géré souvent, qui ne font en conséquence qu’alimenter la formation de bulles sur les marchés des actifs.
Les travaux qui s’inscriront dans le second axe se focaliseront sur le rôle joué par l’intégration financière notamment l’ouverture du compte capital dans l’entretien de la discipline des politiques économiques et des interdépendances de long terme avec les principaux facteurs de performances macroéconomiques (croissance, attractivité des investissements étrangers).
Cependant, l’ouverture du compte capital pourrait aussi induire des coûts (liés notamment aux risques de court terme, des risques de fragilisation financière) et rendre permanent les écarts de développement financier entre les pays et contraindre financièrement les pays en développement. Bien que ces risques se soient matérialisés dans la plupart des pays dont le compte capital est ouvert, leur ampleur demeure contingente du cadre de gouvernance institutionnelle et économique. Les pays émergents ou PED disposant d’un cadre macroéconomique solide, à l’image d’une politique monétaire transparente et indépendante, et une politique budgétaire soutenable sont les moins affectés par la volatilité des mouvements de capitaux. C’est ainsi que l’intégration financière des PED est de nature à sanctionner les économies dont les politiques macroéconomiques ne sont pas adaptées et récompenser en général les bonnes pratiques en matière de gestion macroéconomique.
Dans le même ordre d’idées, sous le cadre macroéconomique actuel de la majorité des pays africains composé d'un régime d'ancrage du taux de change et des restrictions sur le compte de capital, il serait intéressant d'explorer les implications d’une libéralisation financière accrue sur la manière de concevoir la politique macroéconomique en général et les arbitrages éventuels qui en découlent. Le triangle d’incompatibilité de Mundell (1963) en est l’exemple le plus avancé dans ce sens, qui stipule qu’il n’est pas possible de concilier à la fois entre un compte capital ouvert, un régime de change fixe et une politique monétaire autonome. Une nouvelle doctrine est apparue de nos jours et qui stipule que même en présence d’un régime de change flexible, les flux de capitaux amoindrissent considérablement l’autonomie de la politique monétaire à atteindre les objectifs de stabilisation de l’activité. Ainsi, la flexibilité du taux de change n’est pas en mesure d’absorber complétement les chocs induits par les flux de capitaux et ces derniers finissent par influencer les conditions de financement dans les pays hôtes.
Les contributions au troisième axe devraient s’intéresser directement aux liens de causalité entre les politiques macroéconomiques et les contraintes de financement.
Sur un plan purement monétaire, la transition vers un cadre opérationnel plus souple de la politique monétaire a permis aux banques de disposer de plus d’autonomie et d’une plus grande marge de manoeuvre dans la détermination des taux d’intérêt en fonction des conditions économiques domestiques. Cependant, pour les Banques centrales, des interrogations ont commencé à émerger au sujet de l’efficacité de leurs politiques monétaires ou encore sur le degré de leurs retentissements sur l’économie réelle notamment via le desserrement des contraintes financières. En effet, comment pourraient-elles, de manière indirecte, continuer à orienter la sphère financière et corriger ainsi les déséquilibres qui apparaissent dans le secteur réel ?
Sur le plan des finances publiques, la littérature économique reconnait l’influence des contraintes de financement sur le comportement de la politique budgétaire. Les difficultés d’accès des PED notamment en Afrique au financement (endettement, fiscalité arriérés et APD) contraint ces derniers à pratiquer des politiques pro-cycliques alors que l’allègement des contraintes de financement encouragent ces pays à pratiquer des politiques contra cycliques. Autrement dit, l’impossibilité pour les économies africaines7 de mobiliser suffisamment de ressources financières à même de financer les exigences du développement économique et social se traduit par la mise en oeuvre des politiques budgétaires pro-cycliques.
S’agissant des contraintes intérieures de financement, la faible mobilisation des financements sur le marché des capitaux explique également la mise en oeuvre de politiques budgétaires pro-cycliques9. Pour mettre en évidence une telle relation, il suffit de se référer aux études consacrées à l’aide publique au développement10.
C’est selon ce contexte que, l’OCP Policy Center (OCPPC) et le Laboratoire d’Economie Appliquée de l’Université Mohammed V Rabat, appellent à la soumission d’articles qui explorent les problématiques qui s’inscrivent dans les axes de recherche abordés. La liste ci-dessous qui reste non exhaustive, reprend les principales thématiques pouvant faire l’objet de communication :
- Libéralisation financière peut-elle augmenter ou réduire l’épargne ?
- Réformes bancaires et financement de l’économie
- Rôle du marché de capitaux dans le financement de l’économie
- Les enjeux de la libéralisation des comptes de capital dans les économies africaines.
- Les marges de manoeuvre de la politique monétaire et le régime de change. Le rôle des restrictions sur le compte de capital
- Libéralisation du compte capital et mobilisation de l’épargne
- Volatilité des capitaux et discipline macroéconomique.
- Règle monétaire et transmission de la politique monétaire
- L’aide publique au développement et cyclicité budgétaire
- Le financement du déficit et cyclicité budgétaire
- Dominance fiscale
- La mobilisation des recettes fiscales et cyclicité budgétaire
- Régime de change et cyclicité budgétaire
- Les règles budgétaires
Soumission des contributions :
Les propositions préliminaires de communication doivent contenir :
- Le nom, prénom, institution de rattachement, adresse courriel des auteurs
- Les résultats analytiques et empiriques quasi-finalisées, les méthodes et approches utilisées, ainsi que les interprétations et principales conclusions.
- Les soumissions de papiers peuvent être en français ou en anglais.
- Ces premières propositions devront être envoyées avant le 31 aout 2017, aux adresses suivantes : Abdelaaziz.aitali@ocppc.ma et sadtounsi@gmail.com. - Les auteurs des propositions retenues par le comité scientifique seront avisés le 20 septembre pour finaliser les documents et les présentations PPT.
- Les papiers doivent être des travaux de recherche qui n’ont pas fait objet de présentation ou de publication antérieures.
- Les auteurs des papiers retenus pour publication recevront un prix de 7000 dirhams par papier.
Calendrier :
- 31 Aout 2017 : Date limite d’envoi des propositions préliminaires de communication
- 20 septembre 2017 : avis du comité et notification des auteurs
- 20 Octobre 2017 : date limite d’envoi des versions complètes des documents ainsi que des présentations PPT.
- 8 Novembre 2017 : Tenue de la conférence pour la présentation des travaux retenus dans les locaux d’OCP Policy Center à Rabat.
- 30 November 2017 : date limite d’envoi des versions publiables et mises en forme des communications.
- Janvier 2017 : publication des actes du séminaire
Comité scientifique :
- AIT ALI Abdelaaziz, Economiste, OCP Policy Center.
- BOUSLHAMI Ahmed, Professeur de Sciences Economiques - Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales - Université Abdelmalek Essaâdi – Tanger
- EL ABBASSI Idriss, Professeur de Sciences Economiques - Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales - Université Mohammed V de Rabat
- MARRAT Amine, Economiste en Chef, Attijariwafa Bank.
- OULHAJ Lahcen, Professeur de Sciences Economiques - Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales - Université Mohammed V de Rabat
- RAGBI Aziz, Professeur de Sciences Economiques - Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales - Université Mohammed V de Rabat
- TOUNSI Said, Professeur de Sciences Economiques - Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales - Université Mohammed V de Rabat
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Les questionnements et analyses abordés par les différentes propositions de communication soumises doivent s’insérer dans les trois axes suivants :
Dans le premier axe, il s’agit de vérifier si les différents éléments apportés par la libéralisation financière retentissent sur l’épargne et réduisent les contraintes de financement et que celle-ci est canalisée vers le financement des investissements.
Suivant les travaux séminaux dans ce sens, Shaw et McKinnon (1973) ont mis en exergue les défaillances d’un système financier administré et les implications qui en résultent, notamment les risques d’une allocation inefficiente des ressources. C’est pour cette raison que la répression financière, dans toutes ses formes, est souvent critiquée par les instances internationales, entravant le bon fonctionnement des lois du marché. Suivant cette ligne théorique, la question de la libéralisation des mouvements de capitaux a été inscrite sur l’agenda des réformes financières prônées par le FMI. Pour les PED, leurs besoins d’investissements dépassent tellement l’épargne domestique, qu’il est primordial pour ces derniers d’ouvrir leur système financier et mobiliser les ressources financières extérieures, d’autant plus qu’ils offrent aux investisseurs internationaux des rendements nettement plus élevé. Toutefois, les effets escomptés derrière cette ouverture ne se sont que partiellement concrétisées. Le FMI défenseur du libéralisme, est devenu plus sceptique au sujet des gains potentiels associés à l’ouverture financière2. Sans une remise en question fondamentale du principe, il a estimé que les flux de capitaux sont également porteurs de risques pour les systèmes financiers domestiques. L’afflux des capitaux peut en effet ne pas se traduire par un financement de l’investissement et dégager des surplus de liquidité, mal géré souvent, qui ne font en conséquence qu’alimenter la formation de bulles sur les marchés des actifs.
Les travaux qui s’inscriront dans le second axe se focaliseront sur le rôle joué par l’intégration financière notamment l’ouverture du compte capital dans l’entretien de la discipline des politiques économiques et des interdépendances de long terme avec les principaux facteurs de performances macroéconomiques (croissance, attractivité des investissements étrangers).
Cependant, l’ouverture du compte capital pourrait aussi induire des coûts (liés notamment aux risques de court terme, des risques de fragilisation financière) et rendre permanent les écarts de développement financier entre les pays et contraindre financièrement les pays en développement. Bien que ces risques se soient matérialisés dans la plupart des pays dont le compte capital est ouvert, leur ampleur demeure contingente du cadre de gouvernance institutionnelle et économique. Les pays émergents ou PED disposant d’un cadre macroéconomique solide, à l’image d’une politique monétaire transparente et indépendante, et une politique budgétaire soutenable sont les moins affectés par la volatilité des mouvements de capitaux. C’est ainsi que l’intégration financière des PED est de nature à sanctionner les économies dont les politiques macroéconomiques ne sont pas adaptées et récompenser en général les bonnes pratiques en matière de gestion macroéconomique.
Dans le même ordre d’idées, sous le cadre macroéconomique actuel de la majorité des pays africains composé d'un régime d'ancrage du taux de change et des restrictions sur le compte de capital, il serait intéressant d'explorer les implications d’une libéralisation financière accrue sur la manière de concevoir la politique macroéconomique en général et les arbitrages éventuels qui en découlent. Le triangle d’incompatibilité de Mundell (1963) en est l’exemple le plus avancé dans ce sens, qui stipule qu’il n’est pas possible de concilier à la fois entre un compte capital ouvert, un régime de change fixe et une politique monétaire autonome. Une nouvelle doctrine est apparue de nos jours et qui stipule que même en présence d’un régime de change flexible, les flux de capitaux amoindrissent considérablement l’autonomie de la politique monétaire à atteindre les objectifs de stabilisation de l’activité. Ainsi, la flexibilité du taux de change n’est pas en mesure d’absorber complétement les chocs induits par les flux de capitaux et ces derniers finissent par influencer les conditions de financement dans les pays hôtes.
Les contributions au troisième axe devraient s’intéresser directement aux liens de causalité entre les politiques macroéconomiques et les contraintes de financement.
Sur un plan purement monétaire, la transition vers un cadre opérationnel plus souple de la politique monétaire a permis aux banques de disposer de plus d’autonomie et d’une plus grande marge de manoeuvre dans la détermination des taux d’intérêt en fonction des conditions économiques domestiques. Cependant, pour les Banques centrales, des interrogations ont commencé à émerger au sujet de l’efficacité de leurs politiques monétaires ou encore sur le degré de leurs retentissements sur l’économie réelle notamment via le desserrement des contraintes financières. En effet, comment pourraient-elles, de manière indirecte, continuer à orienter la sphère financière et corriger ainsi les déséquilibres qui apparaissent dans le secteur réel ?
Sur le plan des finances publiques, la littérature économique reconnait l’influence des contraintes de financement sur le comportement de la politique budgétaire. Les difficultés d’accès des PED notamment en Afrique au financement (endettement, fiscalité arriérés et APD) contraint ces derniers à pratiquer des politiques pro-cycliques alors que l’allègement des contraintes de financement encouragent ces pays à pratiquer des politiques contra cycliques. Autrement dit, l’impossibilité pour les économies africaines7 de mobiliser suffisamment de ressources financières à même de financer les exigences du développement économique et social se traduit par la mise en oeuvre des politiques budgétaires pro-cycliques.
S’agissant des contraintes intérieures de financement, la faible mobilisation des financements sur le marché des capitaux explique également la mise en oeuvre de politiques budgétaires pro-cycliques9. Pour mettre en évidence une telle relation, il suffit de se référer aux études consacrées à l’aide publique au développement10.
C’est selon ce contexte que, l’OCP Policy Center (OCPPC) et le Laboratoire d’Economie Appliquée de l’Université Mohammed V Rabat, appellent à la soumission d’articles qui explorent les problématiques qui s’inscrivent dans les axes de recherche abordés. La liste ci-dessous qui reste non exhaustive, reprend les principales thématiques pouvant faire l’objet de communication :
- Libéralisation financière peut-elle augmenter ou réduire l’épargne ?
- Réformes bancaires et financement de l’économie
- Rôle du marché de capitaux dans le financement de l’économie
- Les enjeux de la libéralisation des comptes de capital dans les économies africaines.
- Les marges de manoeuvre de la politique monétaire et le régime de change. Le rôle des restrictions sur le compte de capital
- Libéralisation du compte capital et mobilisation de l’épargne
- Volatilité des capitaux et discipline macroéconomique.
- Règle monétaire et transmission de la politique monétaire
- L’aide publique au développement et cyclicité budgétaire
- Le financement du déficit et cyclicité budgétaire
- Dominance fiscale
- La mobilisation des recettes fiscales et cyclicité budgétaire
- Régime de change et cyclicité budgétaire
- Les règles budgétaires
Soumission des contributions :
Les propositions préliminaires de communication doivent contenir :
- Le nom, prénom, institution de rattachement, adresse courriel des auteurs
- Les résultats analytiques et empiriques quasi-finalisées, les méthodes et approches utilisées, ainsi que les interprétations et principales conclusions.
- Les soumissions de papiers peuvent être en français ou en anglais.
- Ces premières propositions devront être envoyées avant le 31 aout 2017, aux adresses suivantes : Abdelaaziz.aitali@ocppc.ma et sadtounsi@gmail.com. - Les auteurs des propositions retenues par le comité scientifique seront avisés le 20 septembre pour finaliser les documents et les présentations PPT.
- Les papiers doivent être des travaux de recherche qui n’ont pas fait objet de présentation ou de publication antérieures.
- Les auteurs des papiers retenus pour publication recevront un prix de 7000 dirhams par papier.
Calendrier :
- 31 Aout 2017 : Date limite d’envoi des propositions préliminaires de communication
- 20 septembre 2017 : avis du comité et notification des auteurs
- 20 Octobre 2017 : date limite d’envoi des versions complètes des documents ainsi que des présentations PPT.
- 8 Novembre 2017 : Tenue de la conférence pour la présentation des travaux retenus dans les locaux d’OCP Policy Center à Rabat.
- 30 November 2017 : date limite d’envoi des versions publiables et mises en forme des communications.
- Janvier 2017 : publication des actes du séminaire
Comité scientifique :
- AIT ALI Abdelaaziz, Economiste, OCP Policy Center.
- BOUSLHAMI Ahmed, Professeur de Sciences Economiques - Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales - Université Abdelmalek Essaâdi – Tanger
- EL ABBASSI Idriss, Professeur de Sciences Economiques - Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales - Université Mohammed V de Rabat
- MARRAT Amine, Economiste en Chef, Attijariwafa Bank.
- OULHAJ Lahcen, Professeur de Sciences Economiques - Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales - Université Mohammed V de Rabat
- RAGBI Aziz, Professeur de Sciences Economiques - Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales - Université Mohammed V de Rabat
- TOUNSI Said, Professeur de Sciences Economiques - Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales - Université Mohammed V de Rabat
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Le
Laboratoire d'Économie Appliquée et le Master des Sciences Économiques
ont l'honneur d'adresser toutes les sincères félicitations à Mme. SARA
ZOUIRI, lauréat du Master des Sciences Économiques, qui a eu le prix
d’excellence en Master des Sciences Économiques, décerné par
l’Université Mohammed V de Rabat lors de la cérémonie de remise de prix
organisée par l'Université
Mohammed V qui a eu lieu le 08 février au Théâtre Mohammed
V.
Sara Zouiri a montré durant ses cinq années de formation au sein de la faculté des Sciences Juridiques Économiques et Sociales - Agdal un esprit d'assiduité, d'engagement et de persévérance qui leur a permis d'obtenir le diplôme de licence en 2014 avec la mention Bien, et le diplôme de Master des Sciences Économiques avec la mention Bien, de même elle est vice-majorante de sa promotion du master. Sara Zouiri a soutenu son mémoire intitulé « Évaluation d’un choc pétrolier sur l’économie marocaine : analyse en équilibre général calculable » en Juillet 2016.
Sara Zouiri a montré durant ses cinq années de formation au sein de la faculté des Sciences Juridiques Économiques et Sociales - Agdal un esprit d'assiduité, d'engagement et de persévérance qui leur a permis d'obtenir le diplôme de licence en 2014 avec la mention Bien, et le diplôme de Master des Sciences Économiques avec la mention Bien, de même elle est vice-majorante de sa promotion du master. Sara Zouiri a soutenu son mémoire intitulé « Évaluation d’un choc pétrolier sur l’économie marocaine : analyse en équilibre général calculable » en Juillet 2016.
Décès de Mohamed El Faiz, économiste et historien de l’agronomie et des jardins arabes
Nous avons appris avec tristesse et chagrin le décès du Professeur Mohamed El Faiz.
En cette douloureuse circonstance ; nous présentons à tous les professeurs de la Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales de Marrakech, la communauté scientifique et à toute sa famille nos condoléances les plus attristées.

Lamag.ma a écrit :
"Avec le décès de Mohamed El Faiz, Marrakech perd un de ses meilleurs économistes.
Le ministère de la Culture a déploré le décès, de Mohamed El Faiz, économiste, historien de l’agronomie et des jardins arabes et enseignant-chercheur à l’Université Cadi Ayad de Marrakech.
Le décès de cette figure intellectuelle, qui a marqué de son empreinte la scène culturelle marocaine, constitue une grande perte pour la recherche scientifique, indique le ministère dans un communiqué, ajoutant que le défunt a été inhumé, lundi, au cimetière de Douar Al-Askar à Marrakech.
Mohamed El Faiz a mené plusieurs recherches sur l’histoire de l’agronomie dans le monde arabe, il a publié de nombreux ouvrages relatifs à ce thème et à l’histoire des sciences et techniques dans la Mésopotamie préislamique et dans l’Espagne musulmane.
Parmi ses publications les plus importantes on peut citer, « l’Agronomie de la Mésopotamie antique », « l’Analyse de l’agriculture nabatéenne de Qûtâmâ », « les Jardins de Marrakech », « Ibn al-Awwâm », « le Livre de l’agriculture » ou encore « Marrakech : patrimoines en péril. »"
Le ministère de la Culture a déploré le décès, de Mohamed El Faiz, économiste, historien de l’agronomie et des jardins arabes et enseignant-chercheur à l’Université Cadi Ayad de Marrakech.
Le décès de cette figure intellectuelle, qui a marqué de son empreinte la scène culturelle marocaine, constitue une grande perte pour la recherche scientifique, indique le ministère dans un communiqué, ajoutant que le défunt a été inhumé, lundi, au cimetière de Douar Al-Askar à Marrakech.
Mohamed El Faiz a mené plusieurs recherches sur l’histoire de l’agronomie dans le monde arabe, il a publié de nombreux ouvrages relatifs à ce thème et à l’histoire des sciences et techniques dans la Mésopotamie préislamique et dans l’Espagne musulmane.
Parmi ses publications les plus importantes on peut citer, « l’Agronomie de la Mésopotamie antique », « l’Analyse de l’agriculture nabatéenne de Qûtâmâ », « les Jardins de Marrakech », « Ibn al-Awwâm », « le Livre de l’agriculture » ou encore « Marrakech : patrimoines en péril. »"
Cette vidéo a été mise en ligne pour rendre hommage au Professeur Mohammed EL FAIZ
Video réalisée par Marrakech7.com
Appel à communication
LABORATOIRE MANAGEMENT-FINANCE et COMPTABILITE
FSJESK
LABORATOIRE DES SCIENCES DE GESTION, FSJESR-AGDAL,
GROUPE ESC PAU
ORGANISENT UN COLLOQUE INTERNATIONAL
Flexibilité et Stabilité financière : A la recherche de bons outils
Faculté des Sciences Juridiques Economiques et Sociales de Kénitra
Les 12 et 13 Mai 2017

Le système financier est composé de plusieurs formes d’institutions allant des établissements de crédit aux sociétés d’assurance en passant, également, par les entreprises d’investissement, les établissements financiers et ceux de la microfinance. Ce caractère multidimensionnel et parfois abstrait ne facilite guère le contrôle et la supervision des activités financières en raison notamment à l’existence d’interrelations et d’interactions qui identifient une large exposition au risque de contagion.
Les enseignements de la crise mondiale de 2008 ont permis de donner un nouvel élan à l’analyse des activités du système financier et une nouvelle appréciation et définition de la notion de risque. La relecture, faite par les théoriciens et les praticiens, de la finance a fait ressortir de nouveaux créneaux de recherche qui font d’ores et déjà couler beaucoup d’encre. De même, quelques acceptations théoriques et pratiques, que ça soit dans le domaine des politiques publiques où des pratiques de supervisions et de régulations, sont en train de s’adapter pour intégrer les nouveautés en la matière.
En effet, la crise financière internationale a mis en exergue l’importance de la fonction de stabilité financière et la nécessité d’adopter une politique macro prudentielle, en parallèle à celle micro prudentielle, pour évaluer et limiter les risques systémiques. Bien que les Banques centrales considèrent que la stabilité financière relève de facto de leur propre sort pour des raisons historique et pratique, la crise financière a relancé les débats sur le rôle des autorités monétaires dans la préservation de la stabilité financière et sur leurs capacités à mener efficacement cette mission. Plusieurs questions se posent à ce niveau notamment la capacité de la Banque Centrale à jumeler entre la politique monétaire et la politique de stabilité financière. Aussi, la relation étroite et parfois contradictoire entre la régulation micro prudentielle et celle macro prudentielle.
Par ailleurs, les interventions réussies des Banques centrales durant la crise de 2008 ont appuyé l’intérêt d’intégrer explicitement la fonction de stabilité financière dans leur mandat. Toutefois, l’attribution d’une telle mission soulève des interrogations sur les outils, les objectifs et les instruments à mettre en place, ainsi que sur l’utilité des instruments traditionnels de la politique monétaire et sur les interactions éventuelles entre la stabilité financière et la stabilité des prix. Ainsi, les Banques centrales chargées de la stabilité financière ont été amenées à adapter leurs dispositifs légal, informationnel, institutionnel et analytique et s’inscrire davantage dans un cadre de coopération multilatérale. Aussi et avec l’élargissement de leur mandat, elles doivent parvenir à gérer de nouveaux types de risques liés à leur crédibilité vis-à-vis des agents économiques. Parallèlement, si les Banques centrales ont l’habitude de mener efficacement la politique monétaire en bénéficiant d’une autonomie parfaite et d’un processus décisionnel approprié, en matière de stabilité financière ce processus demeure plus ambigu. En effet, quelques décisions doivent être formulées en concertation avec d’autres autorités publiques, particulièrement, en cas d’intervention sur des institutions à caractère systémique ou de mobilisation de fonds publics.
L’engagement du Maroc dans un processus continu de flexibilisation du régime de change pose également de nouvelles interrogations que ça soit sur le plan des politiques publiques orthodoxes où même en ce qui concerne la stabilité financière. Le choix du régime de change, un pivot de toute politique monétaire est élément indispensable à la flexibilité. Un système de change flexible paraît plus adapté à un pays qui subit des chocs réels fréquents. Mais, si ce pays connait également des problèmes de crédibilité dans la conduite de ses politiques monétaire et budgétaire, alors un régime fixe lui conviendrait mieux. De prime abord, la flexibilisation est à même d’accentuer l’exposition au risque de change et au durcissement des expositions bilatérales des banques. Bien que, effectivement, un régime de change flexible permettra d’actionner la politique monétaire (libération d’un nouvel instrument), toutefois, plusieurs questions attendent des éléments de réponse pour garantir une sortie efficace en absence de risque. Alors, les autorités sont devant un choix décisif qui vise à optimiser la fonction suivante : plus de flexibilité et moins d’instabilité financière. Le taux de change entre dans les arbitrages qui guident les décisions des agents économiques dans leurs transactions sur les biens et services ou le placement de leur épargne.
Afin de jauger de l’importance relative des composantes conjoncturelles et tendancielles de la croissance du PIB, Les politiques structurelles doivent traiter les racines de la défaillance des marchés pour contribuer à la stabilité et à accroître la capacité à absorber les chocs. L'importance des facteurs de court terme (anticipations, politiques monétaires) masque l'influence des variables de moyen terme sur lesquelles la théorie économique met l'accent (solde courant, accumulat ion patrimoniale, compétitivité).La politique monétaire est en mesure de stabiliser l’activité. Par contre, elle peut s’avérer contre-efficace contre un choc asymétrique. En effet, quel que soit le mécanisme par lequel intervient la contrainte extérieure (prime de risque ou effet de richesse), le taux d'intérêt réel, le taux de change réel et la production sont contraints à long terme par les conditions de l'offre nationale, la demande étrangère pour les produits nationaux, le taux d'intérêt réel étranger et par les déséquilibres extérieurs accumulés, à inflation donnée. Le système de change influence à la fois les performances extérieures et domestiques des pays. Il ne fait aucun doute que la flexibilité procure, dans son ensemble, d’énormes avantages. Elle constitue une source de discipline macroéconomique limitant l’adoption de politiques non viables.
A l’heure actuelle, où les taux d’intérêt sont au voisinage de zéro, les autorités de régulations ont été plus actives au moyen des politiques non conventionnelles. Ces interventions, qualifiées de quantitatives, ont visé plus la stabilité que l’objectif d’inflation. A cet égard, un remaniement du débat autour de la politique monétaire est nécessaire pour comprendre en grande partie la frontière entre la stabilité financière et la politique monétaire.
Dans cette perspective, ce séminaire international sur la stabilité financière et la flexibilité vise à présenter quelques réponses nécessaire et non suffisante pour le cas du Maroc en se référant essentiellement aux expériences internationales en la matière et également en tenant compte des spécificités du cas marocain. Plusieurs questions seront donc traitées dans cette manifestation notamment celles en relation avec le rôle de la Banque centrale dans le maintien de stabilité financière, les réformes à envisager pour adapter le processus décisionnel à cette nouvelle mission, les interactions éventuelles entre la politique de stabilité financière et les autres politiques de stabilisation (change et politique monétaire et, enfin, le cadre analytique visant à évaluer la stabilité du système financier et les outils d’évaluation des nouveaux risques.
Axes du colloque
Stabilité financière: définitions, objectifs et instruments;
Politique macro prudentielles, politiques monétaire et budgétaire;
Cadre analytique de la stabilité financière et outils d’évaluation;
Politique macro prudentielle et croissance économique;
Régime de change et stabilité financière;
Les modèles de choix des régimes de change;
Le rôle attribué aux Banques centrales et les instruments à leur disposition;
Les éventuelles interactions entre la stabilité des prix et la stabilité financière;
Risque de contagion et dynamique des chocs.
Calendrier
15 Mars 2017 : Date limite d’envoi des propositions des communications par voie électronique à colloque.FSF2017@gmail.com
29 Mars 2017 : Notification de la décision du comité scientifique
15 Avril 2017 : Date limite d’envoi des communications retenues
12 et 13 Mai 2017 : Tenue du colloque
Instructions aux auteurs
Les contributions préciseront, en deux pages maximum, la problématique, la méthodologie appliquée et les principaux éléments de bibliographie. Les communications peuvent porter sur des aspects théoriques, empiriques ou méthodologiques.
Les communications écrites, ainsi que les présentations orales, pourront être en français ou en anglais, qui seront les langues officielles de la conférence.
Frais d’inscription 600 Dhs : ces frais** couvrent l’accès aux sessions, la documentation, les déjeuners et les pauses café.
Coordination
Driss DAOUI, FSJESK, UIT (Président du comité d’organisation)
Mounia SLIMAN, FSJESK, UIT (Vice Présidente du comité d’organisation)
Mohammed Amine BALAMBO, FSJESK, UIT
Youssef ERRAMI, ESC PAU
Zakaria FIRANO, FSJESR-Agdal, UM5R
Comité d’Organisation
ACHOUR Fatima Zahra (FSJESK, UIT)
ASSALIH Hicham (FSJESK, UIT)
AZOUAOUI Hassan (FSJESK, UIT)
BALAMBO Mohammed Amine (FSJESK, UIT)
BENABDELHADI Abdelhay (ENCGK, UIT)
BOUSSEDRA Faouzi (FPJ, UCD)
DAOUI Driss (FSJESK, UIT)
ERRAMI Youssef (ESC Pau)
FIRANO Zakaria (FSJESR, UM5R)
KHATORI Youssef (FSJESK, UIT)
MANSOURI Zahra (FSJESK, UIT)
OMARI ALAOUI Lalla Zhor (FSJESK, UIT)
SLIMAN Mounia (FSJESK, UIT)
TORRA Mohammed (FSJESK, UIT)
Comité Scientifique
Abdelhay BENABDELHADI (ENCG Kénitra, UIT)
Abdellah HOUASSAINI (FSJESK, UIT)
Abderrahman HASSI (Université Al Akhwayen)
Adib BENSALEM (ESCE Paris)
Adib FILALI FATINE (FSJESS, UM5R)
Adil AKAABOUNE (El Hosn University, UAE)
Driss DAOUI (FSJESK, UIT)
Falk WAGENHAUSEN (Université d’Aix Marseille)
Fatima Zahra ACHOUR (FSJESK, UIT)
Florent DEISTING (ESC Pau)
Fouad JAWAB (EST Fès, USMBA)
Gilles PACHE (Université d’Aix Marseille)
Hassan AZOUAOUI (FSJESK, UIT)
Jacques JAUSSAUD (Université de Pau et des Pays de l’Adour)
Jamal EL BAZ (EST Agadir, UIZ)
Jean Louis MONINO (Université de Montpellier)
Lalla Zhor OMARI ALAOUI (FSJESK, UIT)
Mohamed BOUSSETTA (FSJESK, UIT)
Mohamed EL HADDAD (FSJESR, UM5R)
Mohammed Amine BALAMBO (FSJESK, UIT)
Sâad BENBACHIR (FSJESR, UM5R)
Sébastien CHANTELOT (ESC Pau)
Soulaimane LAGHZAOUI (ENCG Kenitra, UIT)
Youssef ERRAMI (ESC Pau)
Zakaria FIRANO (FSJESR, UM5R)
Partenaires
Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Formation des Cadres.
Centre National pour la Recherche Scientifique et Technique (CNRST).
Centre Régional d’Investissement (CRI) de la Région Gharb–Chrarda-Beni Hssen.
Région du Gharb Chrarda Beni Hssen.
Université Ibn Tofail Kénitra.
Université Mohamed V Agdal Rabat.
Contact
Faculté des Sciences Juridiques Economiques et Sociales Kénitra, Campus universitaire Maamora BP:2010, Kénitra, Maroc.
Tél : +212 537 329 218, Fax : +212 537 329 218
Courriel :
colloque.FSF2017@gmail.com
** Les frais d’inscription, ainsi que les frais de transport et d’hébergement, sont à la charge des participants.
Call for papers for the international Colloquium:
The evolution of the wage and the wage problematic in the North African countries - Maghreb-Machrek since the years 1950/60
20, 21, 22 March 2017, Marrakech, Morocco
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The evolution of the wage and the wage problematic in the North African countries - Maghreb-Machrek since the years 1950/60
20, 21, 22 March 2017, Marrakech, Morocco
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The “Groupe de Recherche en Economie Sociale et Solidaire” of Cadi Ayyad Marrakech University and the Wage Project (Wage Analysis in a Globalising Environment), with the assistance of the International Labour Office (Offices of Rabat, Algiers and Cairo) are organizing an international symposium under the theme « The evolution of the wage and the wage problematic in the North African countries - Maghreb-Machrek since the years 1950/60 » on 20-21-22 March 2017 at the Université Cadi Ayyad, Marrakech, Morocco
General context and Project WAGE:
Since the 1980s, there has been a slowdown in economic growth in Europe and in the incomes of its employees/workers. However, wages play a definite role in the economy because they account for 50% of gross domestic product in Western Europe and the advanced countries, 70% of household income and employees themselves account for 90% of the working population.
In France, the average net monthly wage is about 2,000 €, but there are large differences between individuals. These are generally explained by differences in qualifications, age, gender, size of enterprise or economic sector (industry, finance, commerce, public services). Some differences represent inequalities according to the work performed.
There are also large average wage differentials within Europe (around 1 to 3) and between Europe and emerging countries (1 to 7). These differences contribute to explaining part of the migration movements towards Europe.
In 2015, a group of researchers (about forty) was formed to reflect on the main wage issues. This took the name WAGE, standing for Wage Analysis in a Globalized Environment. It already has a dozen European universities (Paris, London, Arras-Lille, Amsterdam, Padua, etc.), associates economists, historians and soon sociologists. About ten members represent other continents (Morocco, Uruguay, India, Malaysia, Russia, etc.).
WAGE is supported by the International Labor Organization (Geneva), which is the UN agency responsible for labour issues (business relations, working conditions, etc.).
It is also supported by the MESHS of Lille, having obtained funding from the (French) National Research Agency (2015-17) and the Community of Universities of Nord-Pas-de-Calais. WAGE is envisaging a European project between 2017 and 2019
It is developing five main lines of research: youth salaries, women's wages, global or regional wage convergence (gradual approximation of average wages between countries), wages and migration, the possibility of a decent wage
It plans to create a website dedicated to wages, an inventory of wage publications and archives on their history, an international database on wages, policy briefs and recommendations for companies, employees and public authorities with a more positive wage strategy in view.
The work is intended to contribute to the alleviation of wage inequalities in general
Main theme of the symposium with call for papers:
The evolution of the wage and the wage problematic in the North African countries - Maghreb-Machrek since the years 1950/60
Issue, wage in North-Africa
1. Evolution of average wages and their dispersion patterns since the 1950s / 60s
2. Relations between qualification and wages (especially for young people and women).
3. Role of the wage differentials in migratory processes (internal / external).
The Arab and North African countries have a number of specific wage characteristics: a certain heterogeneity and an unequal differentiation of the available data, an annual average increase since the 2000s higher than that of the advanced countries, but lower than that of emerging countries (especially in Asia), a significant gender wage gap, a rather increasing Gini coefficient, constant interference through migratory issues within national labour markets, the strained question of youth employability and wages, some complex components in industrial relations
Wage issues in the region concerned deserve to be further developed and systematized. The successive versions of the World Wage Report, biennial since 2008, Geneva, ILO, regularly mention the need for better documentation for the MENA area (see: ILO, Global Wage Report for 2016/2017, December 2016, downloadable online)
We can cite some works, mostly written in economics but sometimes including a sociological or historical dimension:
General context and Project WAGE:
Since the 1980s, there has been a slowdown in economic growth in Europe and in the incomes of its employees/workers. However, wages play a definite role in the economy because they account for 50% of gross domestic product in Western Europe and the advanced countries, 70% of household income and employees themselves account for 90% of the working population.
In France, the average net monthly wage is about 2,000 €, but there are large differences between individuals. These are generally explained by differences in qualifications, age, gender, size of enterprise or economic sector (industry, finance, commerce, public services). Some differences represent inequalities according to the work performed.
There are also large average wage differentials within Europe (around 1 to 3) and between Europe and emerging countries (1 to 7). These differences contribute to explaining part of the migration movements towards Europe.
In 2015, a group of researchers (about forty) was formed to reflect on the main wage issues. This took the name WAGE, standing for Wage Analysis in a Globalized Environment. It already has a dozen European universities (Paris, London, Arras-Lille, Amsterdam, Padua, etc.), associates economists, historians and soon sociologists. About ten members represent other continents (Morocco, Uruguay, India, Malaysia, Russia, etc.).
WAGE is supported by the International Labor Organization (Geneva), which is the UN agency responsible for labour issues (business relations, working conditions, etc.).
It is also supported by the MESHS of Lille, having obtained funding from the (French) National Research Agency (2015-17) and the Community of Universities of Nord-Pas-de-Calais. WAGE is envisaging a European project between 2017 and 2019
It is developing five main lines of research: youth salaries, women's wages, global or regional wage convergence (gradual approximation of average wages between countries), wages and migration, the possibility of a decent wage
It plans to create a website dedicated to wages, an inventory of wage publications and archives on their history, an international database on wages, policy briefs and recommendations for companies, employees and public authorities with a more positive wage strategy in view.
The work is intended to contribute to the alleviation of wage inequalities in general
Main theme of the symposium with call for papers:
The evolution of the wage and the wage problematic in the North African countries - Maghreb-Machrek since the years 1950/60
Issue, wage in North-Africa
1. Evolution of average wages and their dispersion patterns since the 1950s / 60s
2. Relations between qualification and wages (especially for young people and women).
3. Role of the wage differentials in migratory processes (internal / external).
The Arab and North African countries have a number of specific wage characteristics: a certain heterogeneity and an unequal differentiation of the available data, an annual average increase since the 2000s higher than that of the advanced countries, but lower than that of emerging countries (especially in Asia), a significant gender wage gap, a rather increasing Gini coefficient, constant interference through migratory issues within national labour markets, the strained question of youth employability and wages, some complex components in industrial relations
Wage issues in the region concerned deserve to be further developed and systematized. The successive versions of the World Wage Report, biennial since 2008, Geneva, ILO, regularly mention the need for better documentation for the MENA area (see: ILO, Global Wage Report for 2016/2017, December 2016, downloadable online)
We can cite some works, mostly written in economics but sometimes including a sociological or historical dimension:
Analyses by country: Kouider Boualid, « Les politiques des salaires, poursuivies en Algérie : une quête contrariée d’efficience », online, 2012. Pierre-Richard Agénor, Karim El Aynaoui, « Politiques du marché du travail et chômage au Maroc : une analyse quantitative », Revue d’Economie du Développement, 2005, Vol. 13, p. 5-51. Mohamed Jellal, « Maroc, salaire minimum, emploi et pauvreté », Avril 2011, in “Morocco minimum wage employment and poverty”, Al Makrîzî, Institut d’Economie, Munich Personal RePEc Archives, 2012, 21 p, online. Mohammed Ali Marouani, « Ouverture commerciale et emploi : un modèle d’équilibre général avec salaires d’efficience appliqué à la Tunisie », Revue Economique, 2005/5/1, p. 557-569. Fatma El-Hamidi, “Trade Liberalization, Gender Segmentation and Wage Discrimination: Evidence from Egypt”, 2008, updated version 2016, http://d-scholarship.pitt.edu/5756/
Comparative analyses: Mona Said, “Wage Differentials during Economic Reform and Crisis: evidence from Egypt and Jordan”, Comparative Economic Studies, March 2012, Vol. 54, p. 65-101
More general analyses of income or inequality: Bibi, S and Nabli, M, “Income inequality in the Arab region: Data and measurement, patterns and trends”, Middle East Development Journal 1 (2), 2009, p. 275–314, Racha Ramadan, Vladimir Hlasny and Vito Intini, “Inequality Decomposition in the Arab Region: Application to Jordan, Egypt, Palestine and Tunisia”, 4th February 2016, Working paper, 2016. Mthuli Ncube, John Anyanwu and Kjell Hausken, “Inequality, Economic Growth, and Poverty in the Middle East and North Africa (MENA), African Development Bank Group, Working Paper Series, n°195, December 2013
Analyses of relations of wages to other variables: Said, M., and El-Hamidi, F. (2005), “Wage Inequality by Education and Sector: Contrasting the Egyptian and Moroccan Experiences in the 1990s”, Twelfth Annual Conference of Economic Research Forum, Cairo December 19-21 2005.
Methodological precisions for speakers
Topic (extension):
- Field: All approaches to the wage issue will be taken into account: wage developments, wage statistics, wage distribution (Gini-Lorenz, inter-deciles gaps), wage negotiations within industrial relations, youth wages, women's wages, migrant wages. Wage strategy of companies, wage policy of the State or public authorities, existence of a social wage or social wage supplements, possibly wage monographs for a large company, sector, town/urban area or region
- Geography: The Arab countries of North Africa, from Morocco to Egypt and the Arab League countries on the African continent (including Mauritania, Sudan, Somalia). Paper/presentation proposals on the northern Sahelian belt (Mali, Niger and Chad) will be examined with interest. Those planned on the Middle East (within a Turkey-Iran-Yemen triangle) will be postponed to the 2018 symposium which will take place within Middle-East itself
- Periodisation and approaches: Will be welcome including recent economic approaches since the 1990s, historical approaches since 1950-60, taking into account the phase of independence, sociological approaches to wage issues
Time-table:
- Submission of papers proposals before 28 February 2017
- one page, maximum two, with short CV indications (post, field of research, one or two publications)
- Final decision on the selected proposals: 05 March 2017
- Submission of a summary and PowerPoint presentation by the communicants to the organizers: March 18, 2017
- Symposium: 20-22 March 2017
Submissions should be sent jointly to the following contacts.
Pr. Michel-Pierre Chélini, Université d’Artois : mpchelini@gmail.com
Pr. Aomar Ibourk, Université Cadi Ayyad Marrakech : aomaribourk@gmail.com
Location: Université Cadi Ayyad Marrakech, Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales, Daoudiate B.P. 2380, 40000 Marrakech, Morocco
Supported: totally or partially(according to the number of proposals) given to transportation costs, accommodation, with particular account taken of the financial capacities of PhD candidates and young colleagues
Steering Committee:
. Jabrane Amaghouss, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Morocco
. Driss Assi,Université Cadi Ayyad, Marrakech, Morocco
. Bouchra Bakhouya,Université Cadi Ayyad, Marrakech, Morocco
. Belaid Bouikhalene,Université Sultan Moulay Slimane, Beni Mellal, Morocco
. Amine Chamkhi, GRES/DARES, Paris, France
. Michel-Pierre Chélini,Université d’Artois, Arras, France
. Roqia Cherkaoui, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Morocco
. Mohammed El Mansouri, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Morocco
. ElMostafa Hettabi, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Morocco
. Aomar Ibourk, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Morocco
. Mourad Maarouf, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Morocco
. Abdelkahar Zahid, Université Sultan Moulay Slimane, Beni Mellal, Morocco
Scientific Committee:
. Mohammed Abdouh,Université Moulay Ismaïl (UMI) de Meknès, Morocco
. Driss Assi,Université Cadi Ayyad, Marrakech, Morocco
. Mourad Bentahar, Directeur,Observatoire National de l’Emploi, Morocco
. Houcine Berbou,Université Hassan 1er, ENCG, Settat, Morocco
. Leonid Borodkin, State University of Moscow, Russia
. Mohammed Bougroum, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Morocco
. Stéphane Callens, Université d’Artois, Arras, France
. Maria Camou, University of the Republic, Montevideo, Uruguay
. Michel-Pierre Chélini, Université d’Artois, France
. Linda Clarke, University of Westminster, London, UK
. Idriss El Abbassi, Université Mohammed V - Agdal, Rabat, Morocco
. BernardGauthier, HEC Montréal, Canada
. Hamma MohamedLemine Abdelkader, Mauritania
. Abdelmajid Ibenrissoul, ENCG, Casablanca, Morocco
. Aomar Ibourk, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Morocco
. Abid Ihadiyan, Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales, Tanger, Morocco
. El Mustapha Kchirid, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Morocco
. Ayache Khellaf, Directeur de la Prévision et de la Prospective,Haut-Commissariat au Plan, Morocco
. Abdeslam Marfouk, IWEPS, Belgium
. Saïb Musette, Directeur, Centre de Recherche en Economie Appliquée pour le Développement, Algeria
. Mohammed El Haj Tirari, Institut National de Statistique et d'Economie Appliquée, Rabat, Morocco
. Ahmed Tritah, Université du Maine, France
. Remzi Uctum, Directeur associé de Recherches, Economie, Université Paris Ouest/CNRS, Paris-Nanterre, France
. Bas Van Leeuwen, University of d’Utrecht/International Institute for Social History, Amsterdam, Netherlands
. Mahmoud Yagoubi, INTES, Tunis, Tunisia
Methodological precisions for speakers
Topic (extension):
- Field: All approaches to the wage issue will be taken into account: wage developments, wage statistics, wage distribution (Gini-Lorenz, inter-deciles gaps), wage negotiations within industrial relations, youth wages, women's wages, migrant wages. Wage strategy of companies, wage policy of the State or public authorities, existence of a social wage or social wage supplements, possibly wage monographs for a large company, sector, town/urban area or region
- Geography: The Arab countries of North Africa, from Morocco to Egypt and the Arab League countries on the African continent (including Mauritania, Sudan, Somalia). Paper/presentation proposals on the northern Sahelian belt (Mali, Niger and Chad) will be examined with interest. Those planned on the Middle East (within a Turkey-Iran-Yemen triangle) will be postponed to the 2018 symposium which will take place within Middle-East itself
- Periodisation and approaches: Will be welcome including recent economic approaches since the 1990s, historical approaches since 1950-60, taking into account the phase of independence, sociological approaches to wage issues
Time-table:
- Submission of papers proposals before 28 February 2017
- one page, maximum two, with short CV indications (post, field of research, one or two publications)
- Final decision on the selected proposals: 05 March 2017
- Submission of a summary and PowerPoint presentation by the communicants to the organizers: March 18, 2017
- Symposium: 20-22 March 2017
Submissions should be sent jointly to the following contacts.
Pr. Michel-Pierre Chélini, Université d’Artois : mpchelini@gmail.com
Pr. Aomar Ibourk, Université Cadi Ayyad Marrakech : aomaribourk@gmail.com
Location: Université Cadi Ayyad Marrakech, Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales, Daoudiate B.P. 2380, 40000 Marrakech, Morocco
Supported: totally or partially(according to the number of proposals) given to transportation costs, accommodation, with particular account taken of the financial capacities of PhD candidates and young colleagues
Steering Committee:
. Jabrane Amaghouss, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Morocco
. Driss Assi,Université Cadi Ayyad, Marrakech, Morocco
. Bouchra Bakhouya,Université Cadi Ayyad, Marrakech, Morocco
. Belaid Bouikhalene,Université Sultan Moulay Slimane, Beni Mellal, Morocco
. Amine Chamkhi, GRES/DARES, Paris, France
. Michel-Pierre Chélini,Université d’Artois, Arras, France
. Roqia Cherkaoui, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Morocco
. Mohammed El Mansouri, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Morocco
. ElMostafa Hettabi, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Morocco
. Aomar Ibourk, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Morocco
. Mourad Maarouf, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Morocco
. Abdelkahar Zahid, Université Sultan Moulay Slimane, Beni Mellal, Morocco
Scientific Committee:
. Mohammed Abdouh,Université Moulay Ismaïl (UMI) de Meknès, Morocco
. Driss Assi,Université Cadi Ayyad, Marrakech, Morocco
. Mourad Bentahar, Directeur,Observatoire National de l’Emploi, Morocco
. Houcine Berbou,Université Hassan 1er, ENCG, Settat, Morocco
. Leonid Borodkin, State University of Moscow, Russia
. Mohammed Bougroum, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Morocco
. Stéphane Callens, Université d’Artois, Arras, France
. Maria Camou, University of the Republic, Montevideo, Uruguay
. Michel-Pierre Chélini, Université d’Artois, France
. Linda Clarke, University of Westminster, London, UK
. Idriss El Abbassi, Université Mohammed V - Agdal, Rabat, Morocco
. BernardGauthier, HEC Montréal, Canada
. Hamma MohamedLemine Abdelkader, Mauritania
. Abdelmajid Ibenrissoul, ENCG, Casablanca, Morocco
. Aomar Ibourk, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Morocco
. Abid Ihadiyan, Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales, Tanger, Morocco
. El Mustapha Kchirid, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Morocco
. Ayache Khellaf, Directeur de la Prévision et de la Prospective,Haut-Commissariat au Plan, Morocco
. Abdeslam Marfouk, IWEPS, Belgium
. Saïb Musette, Directeur, Centre de Recherche en Economie Appliquée pour le Développement, Algeria
. Mohammed El Haj Tirari, Institut National de Statistique et d'Economie Appliquée, Rabat, Morocco
. Ahmed Tritah, Université du Maine, France
. Remzi Uctum, Directeur associé de Recherches, Economie, Université Paris Ouest/CNRS, Paris-Nanterre, France
. Bas Van Leeuwen, University of d’Utrecht/International Institute for Social History, Amsterdam, Netherlands
. Mahmoud Yagoubi, INTES, Tunis, Tunisia
Appel à communication colloque international :
Évolution et problématiques des salaires dans les pays d’Afrique du Nord-Maghreb-Machrek depuis les années 1950/60
20, 21 et 22 mars 2017, Marrakech, Maroc
Lire cette page en anglais
Évolution et problématiques des salaires dans les pays d’Afrique du Nord-Maghreb-Machrek depuis les années 1950/60
20, 21 et 22 mars 2017, Marrakech, Maroc
Lire cette page en anglais

Le Groupe de Recherche en Economie Sociale et Solidaire et le Projet WAGE (Wage Analysis in a Globalising Environment) avec le concours du Bureau International du Travail (bureau de Rabat, bureau d’Alger, bureau du Caire) organisent un colloque international sous le thème « Evolution et problématiques des salaires dans les pays d’Afrique du Nord-Maghreb-Machrek depuis les années 1950/60 » les 20-21-22 mars 2017, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Maroc.
Contexte général et projet WAGE :
Depuis les années 1980, on assiste à un ralentissement de la croissance économique en Europe et des revenus de ses salariés. Or les salaires jouent un rôle certain dans l’économie car ils représentent en Europe occidentale et dans les pays avancés 50% du produit intérieur brut, 70% des revenus des ménages et les salariés représentent 90% des personnes actives.
En France, le salaire mensuel net moyen est d’environ 2.000 €, mais on constate de grandes différences entre individus. Elles s’expliquent généralement par les différences de qualification, d’âge, de sexe, de taille d’entreprise ou encore de branches économiques (industries, finances, commerces, services publics). Certaines différences sont des inégalités de traitement par rapport au travail réalisé.
On constate aussi d’importants écarts de salaires moyens à l’intérieur de l’Europe (environ de 1 à 3) et entre l’Europe et les pays émergents (de 1 à 7). Ces écarts contribuent à expliquer une partie des mouvements de migration vers l’Europe.
En 2015 un groupe de chercheurs (une quarantaine) s’est formé pour réfléchir aux principales questions autour des salaires. Il a pris le nom de WAGE, pour Wage Analysis in a Globalising Environment (Analyse des salaires dans un environnement globalisé). Il compte déjà une dizaine d’Universités européennes (Paris, Londres, Arras-Lille, Amsterdam, Padoue etc.), associe des économistes, des historiens et bientôt des sociologues. Une dizaine de membres représentent d’autres continents (Maroc, Uruguay, Inde, Malaisie, Russie, etc.).
Il s’appuie sur l’Organisation Internationale du Travail (Genève), qui est l’organisme de l’ONU chargé des questions liées au travail (relations dans l’entreprise, conditions de travail, etc.).
Soutenu par la MESHS de Lille, il a obtenu un financement de l’Agence Nationale de la Recherche (2015-17) et de la Communauté des Universités du Nord-Pas-de-Calais. Il vise un projet européen entre 2017 et 2019.
Il développe 5 principaux axes de recherche : le salaire des jeunes, le salaire des femmes, la convergence mondiale ou régionale des salaires (le rapprochement progressif des salaires moyens entre pays), les salaires et les migrations, la possibilité d’un salaire décent
Il prévoit de créer un site internet dédié aux salaires, un inventaire des publications sur les salaires et des archives concernant leur histoire, une base de données internationales sur les salaires, des notes de recommandation pour les entreprises, les salariés et les pouvoirs publics en vue d’une stratégie salariale plus positive.
Son travail cherche à contribuer à une atténuation des inégalités salariales en général.
Thème principal du colloque :
Evolution et problématiques des salaires dans les pays d’Afrique du Nord-Maghreb-Machrek depuis les années 1950/60
Problématique : les salaires en Afrique du Nord
1. Evolution des salaires moyens et de leurs modalités de dispersion depuis les années 1950/60.
2. Relations entre qualification et salaires (premium skill) notamment pour les jeunes et les femmes.
3. Rôle du différentiel salarial dans les processus migratoires (internes/externes).
Les pays arabes et d’Afrique septentrionale présentent un certain nombre de caractéristiques spécifiques en matière de salaire : une certaine hétérogénéité et une différenciation inégale des données disponibles,une progression moyenne annuelle depuis les années 2000 supérieure à celle des pays avancés, mais inférieure à celle des pays émergents (notamment d’Asie), des écarts hommes femmes significatifs, un coefficient de Gini plutôt en augmentation, l’interférence constante des questions migratoires avec les marchés nationaux du travail, la question tendue de l’employabilité et du salaire des jeunes, des éléments de complexité dans les relations professionnelles
Les questions salariales dans la région concernée mériteraient d’être approfondies et systématisées, les versions successives desRapport Mondial sur les Salaires, bisannuel depuis 2008, Genève, BIT, mentionnent régulièrement la nécessité d’une meilleure documentation pour la zone MENA (dernière livraison du Rapport mondialen décembre 2016 pour 2016/2017, téléchargeable en ligne)
On peut citer quelques travaux, rédigés très majoritairement en sciences économiques mais incluant parfois une dimension sociologique ou historique.
Des analyses par pays : Kouider Boualid, « Les politiques des salaires, poursuivies en Algérie : une quête contrariée d’efficience », en ligne, 2012. Pierre-Richard Agénor, Karim El Aynaoui, « Politiques du marché du travail et chômage au Maroc : une analyse quantitative », Revue d’Economie du Développement, 2005, Vol. 13, p. 5-51. Mohamed Jellal, « Maroc, salaire minimum, emploi et pauvreté », Avril 2011, in “Morocco minimum wage employment and poverty”, Al Makrîzî, Institut d’Economie, Munich Personal RePEc Archives, 2012, 21 p, en ligne. Mohammed Ali Marouani, « Ouverture commerciale et emploi : un modèle d’équilibre général avec salaires d’efficience appliqué à la Tunisie », Revue Economique, 2005/5/1, p. 557-569. Fatma El-Hamidi, “Trade Liberalization, Gender Segmentation and Wage Discrimination : Evidence from Egypt”, 2008, actualisée 2016, http://d-scholarship.pitt.edu/5756/
Des analyses comparatives : Mona Said, “Wage Differentials during Economic Reform and Crisis: evidence from Egypt and Jordan”, Comparative Economic Studies, March 2012, Vol. 54, p. 65-101
Des analyses plus générales sur les revenus ou les inégalités : Bibi, S and Nabli, M, “Income inequality in the Arab region: Data and measurement, patterns and trends”, Middle East Development Journal 1 (2), 2009, p. 275–314, Racha Ramadan, Vladimir Hlasny and Vito Intini, “Inequality Decomposition in the Arab Region: Application to Jordan, Egypt, Palestine and Tunisia”, 4th February 2016, Working paper, 2016. Mthuli Ncube, John Anyanwu and Kjell Hausken, “Inequality, Economic Growth, and Poverty in the Middle East and North Africa (MENA), African Development Bank Group, Working Paper Series, n°195, December 2013
Des analyses de mise en relation des salaires avec d’autres variables: Said, M., and El-Hamidi, F. (2005), “Wage Inequality by Education and Sector: Contrasting the Egyptian and Moroccan Experiences in the 1990s”, Twelfth Annual Conference of Economic Research Forum, Cairo December 19-21 2005.
Précisions méthodologiques
Champ du sujet :
- Champs : toutes les approches de la question salariale seront prises en compte : évolution des salaires, données statistiques sur les salaires, distribution/répartition des salaires (Gini-Lorenz, écarts inter-déciles), négociations des salaires patronat-syndicat-Etat, salaires des jeunes, salaires des femmes, salaires des migrants, stratégie salariale des entreprises, politique salariale de l’Etat ou des pouvoirs publics, existence d’un salaire social ou de compléments sociaux du salaire, éventuellement monographies salariales pour une grande entreprise, un secteur, une ville ou une région
- Espace : les pays arabes d’Afrique du Nord, du Maroc à l’Egypte et les pays de la Ligue arabe situé sur le continent africain (dont Mauritanie, Soudan, Somalie). Les propositions de communication sur la bande sahélienne nord (Mali, Niger, Tchad) pourront être examinées avec intérêt. Les communications prévues sur le Moyen-Orient (au sein d’un triangle Turquie-Iran-Yémen) seront reportées au colloque 2018 qui s’y déroulera
- Périodisation et approches : sont bienvenues les approches économiques récentes depuis les années 1990, les approches historiques depuis 1950-60, en tenant compte de la phase des indépendances, les approches sociologiques sur les questions salariales
Calendrier :
- Soumission des propositions de papier avant le 28 février 2017: une page, deux maximum, avec brèves indications de CV (poste, champ de recherche, une ou deux publications)
- Rendu définitif des propositions retenues : 05 mars 2017
- Envoi d’un résumé et présentation PowerPoint par les communicants aux organisateurs : 18 mars 2017.
- Colloque : 20-22mars 2017
Les soumissions doivent être envoyées conjointement aux contacts suivants :
Pr. Michel-Pierre Chélini, Université d’Artois : mpchelini@gmail.com
Pr. Aomar Ibourk, Université Cadi Ayyad Marrakech : aomaribourk@gmail.com
Lieu : Université Cadi Ayyad Marrakech, Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales, Daoudiate B.P. 2380, 40000 Marrakech
Prise en charge : totale ou partielle (selon nombre de réponses) des frais de transport, hébergement et restauration, avec prise en compte particulière des capacités financières des doctorants et des jeunes collègues
Comité d’organisation :
Jabrane Amaghouss, Université Cadi Ayyad, Marrakech
Driss Assi , Université Cadi Ayyad, Marrakech, Maroc
Bouchra Bakhouya,Université Cadi Ayyad, Marrakech, Maroc
Belaid Bouikhalene,Université Sultan Moulay Slimane, Beni Mellal, Maroc
Amine Chamkhi, GRES/DARES, Paris, France
Michel-Pierre Chélini,Université d’Artois, Arras, France
Roqia Cherkaoui, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Maroc
Mohammed El Mansouri, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Maroc
EL Mostafa Hettabi, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Maroc
Aomar Ibourk, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Maroc
Mourad Maarouf, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Maroc
Abdelkahar Zahid, Université Sultan Moulay Slimane, Beni Mellal, Maroc
Comité scientifique :
. Mohammed Abdouh,Université Moulay Ismaïl (UMI) de Meknès, Maroc
. Driss Assi, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Maroc
. Mourad Bentahar, Directeur, Observatoire National de l’Emploi, Maroc
. Houcine Berbou,Université Hassan 1er, ENCG, Settat, Maroc
. Leonid Borodkin, Université d’Etat de Moscou, Russie
. Mohammed Bougroum, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Maroc
. Stéphane Callens, Université d’Artois, Arras, France
. Maria Camou, Université de Montevideo, Uruguay
. Michel-Pierre Chélini, Université d’Artois, France
. Linda Clarke, Université de Westminster, Londres, Royaume-Uni
. Idriss El Abbassi, Université Mohammed V - Agdal, Rabat, Maroc
. Bernard Gauthier, HEC Montréal, Canada
. Hamma MohamedLemine Abdelkader, Mauritanie
. Abdelmajid Ibenrissoul, ENCG, Casablanca, Maroc
. Aomar Ibourk, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Maroc
. Abid Ihadiyan, Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales, Tanger, Maroc
. El Mustapha Kchirid, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Maroc
. Ayache Khellaf, Directeur de la Prévision et de la Prospective, Haut-Commissariat au Plan, Maroc
. Abdeslam Marfouk, IWEPS, Belgique
. Saïb Musette, Directeur, Centre de Recherche en Economie Appliquée pour le Développement, Algérie
. Mohammed El Haj Tirari, Institut National de Statistique et d'Economie Appliquée, Rabat, Maroc
. Ahmed Tritah, Université du Maine, France
. Remzi Uctum, Directeur associé de Recherches, Economie, Université Paris Ouest/CNRS, Paris-Nanterre, France
. Bas Van Leeuwen, Directeur de Recherches, Université d’Utrecht/International Institute for Social History, Amsterdam, Pays-Bas
. Mahmoud Yagoubi, INTES, Tunisie

