Évaluation de l’impact d’un choc pétrolier sur l’économie marocaine : Une analyse en Équilibre Général Calculable
Par : ZOUIRI Sara

RESUME : L'objectif de ce mémoire est d'étudier les répercussions des variations du prix de pétrole sur l'économie marocaine. Pour ce faire, nous avons opté pour une modélisation en équilibre général calculable en adoptant le modèle PEP (1 -1) calibré sur les données de la matrice de comptabilité sociale de 2007. Les deux scénarios simulés portent sur une augmentation du prix du pétrole de 70% et une diminution du même pourcentage. Les résultats du premier scénario montrent qu'une augmentation de 70% du prix du pétrole impacte négativement le PIB, induit à une hausse des coûts de production et une baisse des salaires et des revenus des agents résidents. L'analyse sectorielle révèle que cette augmentation affecte plus les branches à forte intensité de pétrole. Toutefois les résultats de la diminution du prix du pétrole du même pourcentage montrent une asymétrie des réponses de l'activité économique, autrement dit l'intensité des réponses de l'activité économiques est plus forte dans le cas d'une augmentation du prix de pétrole comparativement à sa diminution.

Mots clés : Choc pétrolier, Mécanismes de transmission, Asymétrie des réponses, Modèle d'Équilibre Générale Calculable.
JEL Classification: Q4, Q41, Q43, R13, C68

ABSTRACT: The aim of this paper is to study the impact of an oil price shock on the Moroccan economy. To do this, we opted for a computable general equilibrium modeling by adopting the model PEP (1 -1) calibrated on the data from the Social Accounting Matrix based 2007. The scenarii are simulated an increase of 70% in oil prices and a decrease by the same amount. The results of the first scenario show that a 70% increase in oil prices impact negatively GDP, leads to higher production costs, to lower wages and incomes of residents agents. The sectorial analysis reveals that this increase affects most the sectors with high oil intensity. However the results of the decrease in oil prices by the same amount show an asymmetric response in economic activity, i.e. the intensity of the responses of the economic activity is stronger in the case of an oil shock compared to its responses to a decrease in oil prices. 

Keywords: oil shock, transmission mechanism, asymmetric responses, computable general equilibrium model
JEL Classification: Q4, Q41, Q43, R13, C68


Lire :  Évaluation de l’impact d’un choc pétrolier sur l’économie marocaine : Une analyse en Équilibre Général Calculable
Le rôle de la qualité des institutions dans la croissance économique : Étude en données de panel sur un échantillon de pays en développement
Par : Daânoune Mounir Et Jean Eudes Koffi Foto

Résumé : Ce travail met en évidence la relation entre le rôle de la qualité des institutions et la croissance économique à travers une analyse de 40 pays en développement pour une période de 13 ans (2002-2014). L’étude est élaborée en utilisant une estimation d’un modèle linéaire en données de panel pour l’ensemble des pays pris dans notre échantillon. Les principaux résultats de cette étude, montrent que les deux variables telles que l’indice des institutions politiques corées et le taux d’ouverture n’exercent pas d’effets significatifs sur la croissance économique, tandis que la formation brute du capital fixe et l’indice des institutions économiques scorées ont un impact significatif sur notre variable à expliquer. Par ailleurs, nous menons une analyse spécifique du cas marocain en examinant l’impact des variables précitées sur le maintien de la croissance économique durant la période étudiée.

Mots clés : Qualité des institutions, Croissance économique, Pays en développement, Modèle linéaire, Données de panel, Indice des institutions politiques scorées, Taux d’ouverture, Formation brute du capital fixe, Indice des institutions économiques scorées, Cas marocain.

Abstract: This work highlights the relationship between the role of the quality of institutions and the economic growth through an analysis of 40 developing countries for a period of 13 years (2002-2014). The study is developed using an estimation of a linear model in panel data for all countries taken in our sample. The main results of this study show that both variables such as the index of political institutions and the open rate do not exert significant effects on economic growth, while the gross fixed capital formation and the index of economic institutions have a significant impact on our dependent variable. Otherwise, we conduct a specific analysis of the Moroccan case by examining the impact of the above variables on maintaining economic growth during the named period.

Keywords: Quality of Institutions, Economic Growth, Developing Countries, Linear Model, Panel Data, Index of Political Institutions, Open Rate, Gross Fixed Capital Formation, Index of Economic Institutions, Moroccan Case.

Un réexamen du multiplicateur budgétaire au Maroc Par SVAR, B SVAR, et TVP SVAR
Par : SAMIRI Abdelhafid

Résumé : Ce travail porte sur l’évaluation de l’efficacité et de l’impact des actions budgétaires sur la dynamique économique au Maroc, à court et à moyen terme. Pour ce faire, nous avons estimé quatre modèles, un SVAR identifié par la méthode institutionnelle, un SVAR identifié par une méthode récursive, un SVAR bayésien estimé par la méthode de Sims et Zha (1998), et un TVP SVAR de Primiceri (2005) estimé par une technique bayésienne. Les résultats montrent un effet anti-keynésien de la politique budgétaire dans la période étudiée. Donc, notre principale conclusion que nous avons pu conclure d’après ce travail, est que l’impact sur l’activité des actions discrétionnaires autonomes de la politique budgétaire est faible dans la période de 1998 à 2014, avec un multiplicateur positif et inférieur à l’unité. Ainsi, les effets de la politique budgétaire ont montré peu de variation dans la période étudiée selon le TVP SVAR.

Mots clés : Multiplicateur budgétaire, Choc de la politique budgétaire, SVAR, Estimation Bayésienne, Identification des chocs structurels.

Abstract: This work focuses on evaluating the effectiveness and the impact of the budgetary measures on the economic dynamics in Morocco in the short and medium term. To do this, we estimated four models, a SVAR identified by the institutional method, a SVAR identified by a recursive method, a Bayesian SVAR estimated by the method of Sims and Zha (1998), and a Time Varying Parameter SVAR. The results show an anti-Keynesian effect of fiscal policy in the period studied. Therefore, the main results show that budgetary policy has a small effect on economic activity. Thus, the effects of budgetary policy showed little variation in the period studied according to the TVP SVAR.
 
Keywords: Budget Multiplier, budgetary policy shock, SVAR, Bayesian estimation, structural shocks identification.
Call for Paper : Croissance : modèles, profils et déterminants 
L’économie marocaine a enregistré durant la décennie 2000 des taux de croissance assez soutenue de l’ordre de 5% en moyenne, contre près de 3% durant la décennie précédente. Ce passage éventuel vers un nouveau palier s’est accompagné par une relative atténuation de la dépendance de l’économie nationale vis-à-vis de la production agricole et in fine des aléas climatiques. Toutefois, la crise financière 2008-2009, bien que son impact sur l’économie nationale ne fût pas instantané, a vraisemblablement eu des effets négatifs sur la capacité d’offre du pays en présence de signes de ralentissement de la production tendancielle et fait ressortir les limites de la stratégie de croissance, axée sur l’expansion de la demande intérieure, sous l’impulsion d’un taux d’investissement public élevé et d’une progression soutenue des salaires.
 
Questionnements et axes de recherche :
Efficience des investissements publics: constats et analyses
Le taux d’investissement global du pays a atteint des niveaux parmi les plus élevés à l’échelle mondiale, grâce notamment à l’effort d’investissement engagé par le secteur public. Ses retombées demeurent non négligeables en matière de réduction de la prévalence des vulnérabilités sociales et l’amélioration de l’accessibilité de la population marocaine enclavée aux services et infrastructures de base. Si les données de l’investissement ne permettent pas de distinguer clairement entre la composante publique et privée, les études et les rapports internationaux avancent généralement que l’investissement public est heurté à la problématique d’inefficience, compte tenu de la faiblesse des taux de croissance économique qui en découlent. Il n’en demeure pas moins que la croissance à long terme reste tributaire en grande partie de l’évolution de l’investissement, à condition qu’il soit bien adapté au niveau de développement du pays et aux contraintes croissantes que pose l’intégration du Maroc dans le marché mondial.
Il est opportun ainsi de dresser un bilan exhaustif de la stratégie actuelle d’investissement public qui permettra d’étendre la réflexion autour des raisons derrière ce phénomène et lancer les pistes de recherche par rapport à une stratégie d’investissement optimale. La reconfiguration de la réallocation sectorielle de l’investissement et sa répartition géographique sont des éléments parmi tant d’autres qui méritent d’être appréhendés par les chercheurs et peuvent constituer des pistes de réponses face à cette faible efficacité.
  
Relation entre marché de travail, compétitivité et croissance économique
La demande intérieure a été alimentée également par l’ajustement du salaire minimum, une mesure qui s’est traduite par une amélioration du bien-être social à travers l’augmentation des revenus réels de certaines catégories de ménages.
La question qui se pose est par rapport au coût économique de cette décision, principalement dans quelle mesure le renchérissement du coût de la main d’œuvre n’est pas compensé par une amélioration de la productivité du travail, comme c’est le cas parait-il pour le Maroc. Il est primordial dans ce cas d’infirmer ou de confirmer l’hypothèse que la hausse des salaires handicape une croissance extravertie du pays, décourage l’afflux des investissements étrangers dans les secteurs denses en main d’œuvre et biaise ainsi le modèle de croissance vers la demande intérieure.
La problématique de la hausse des salaires se trouve exacerbée par la réglementation du marché de travail, qui ne prône pas la flexibilité. Cette rigidité, qui a pour objectif initial de protéger l’emploi, risque d’entrainer l’effet opposé et ne fait qu’accentuer la problématique du chômage et freiner la croissance de long terme. Reste, cependant, à évaluer clairement les implications du cadre réglementaire sur le fonctionnement du marché de travail et son impact sur la croissance à long terme.
La même logique s’apparente à la politique de change. Le régime de change fixe a en effet servi de manière optimale en tant qu’ancre nominale crédible pour les agents économiques, mais ses performances en termes de promotion des exportations, de viabilité extérieure et de gestion de l’économie marocaine dans son cycle, ne semblent pas être satisfaisantes.
Le choix du régime approprié au regard des ambitions du Maroc mérite ainsi d’être examiné avec la plus grande attention.
 
Mondialisation des chaines de valeurs : quelles opportunités et défis pour le Maroc
La tendance vers la fragmentation des chaines de valeurs mondiales a épuisé la portée des stratégies classiques de décollage économique fondées sur le développement de l’appareil productif intégral sur les territoires économiques nationaux pour des objectifs de substitution aux importations et de rattrapage économique par l’industrialisation. Désormais, les économies à la quête d’opportunité de croissance, peuvent envisager de pénétrer les processus de production transnationaux, en se positionnant sur des niches créatrices de valeur ajoutée. Au Maroc, une série de stratégies sectorielles a été initiée, visant à asseoir les fondements d’un nouveau modèle de croissance porté par les secteurs à forte valeur ajoutée où le Maroc offre des avantages comparatifs. L’industrie automobile incarne en effet l’exemple réussi de cette transformation structurelle. Ce secteur en l’espace de quelques années est devenu à la tête de l’offre exportable, pour représenter 20% des exportations. Cette dynamique, certes positive, reste sujette à plusieurs interrogations quant à ses retombées en matière de croissance et d’emploi, compte tenu des mesures incitatives fiscales, financières et douanières accordées. Arriver à isoler la valeur ajoutée dégagée sur le territoire national est d’une importance cruciale pour se prononcer sur le positionnement du Maroc sur les segments à faible ou à forte valeur ajoutée.
 
Intégration avec l’Afrique subsaharienne : nouveau relais de croissance
Le Maroc s’est engagé davantage vers le renforcement de ses relations avec l’Afrique et compte en faire son nouveau relais de croissance, prenant appui sur un héritage politique et historique riche et commun. Cet ancrage dans l’économie africaine devrait servir en tant que voie d’émergence économique mutuelle, à même de propulser l’économie marocaine et subsaharienne vers un nouveau sentier de croissance. Si le choix de consolider la présence sur le marché africain est porteur de prospérité, ses clés de réussite ne semblent pas être bien identifiées. La coopération stratégique envisagée avec les pays de la région peine à prendre de l’ampleur, à l’image des accords de libre échange et de partenariats qui ne sont pas encore conclus. Sinon, ces accords de coopération lorsqu’ils sont ratifiés, ils ne concernent généralement que des petites économies avec des marchés relativement étroits. Il est important dans ce cas d’établir clairement la portée des politiques commerciales et d’investissements du Maroc vis-vis de l’Afrique et proposer une feuille de route optimale, susceptible de garantir une synergie entre les partenaires et un ciblage fructueux des économies à haut potentiel.
C’est autour de ces axes de recherche que le Haut-Commissariat au Plan (HCP) et l’OCP Policy Center (OCPPC) appellent à la soumission d’articles qui explorent et apportent des éléments de réponses aux questionnements gravitant autour de la problématique de la croissance, ses modèles et ses déterminants
 
Liste non exhaustive des thématiques pouvant faire l’objet de communication

Les papiers auront pour objectif de traiter, entre autres, les axes de recherche suivants :
1. Croissance économique et emploi : un état des lieux.
2. Mesure, évolution et déterminants de la croissance potentielle.
3. Investissement public, investissement privé, politique fiscale et croissance.
4. IDE, croissance et créations d'emploi.
5. Politiques sectorielles, croissance et créations d'emploi.
6. Les politiques industrielles et la croissance.
7. Rôle des entreprises publiques dans la promotion de la croissance
8. Régulation, concurrence et croissance.
9. Réformes structurelles et croissance.

Soumission des papiers

Les propositions de communication doivent contenir :
- Le nom, prénom, adresse postale, institution de rattachement, adresse courriel des auteurs
- Premières versions quasi-finalisées des communications pour évaluation.

L’ensemble des documents devront être envoyé à :
- 27-octobre 2016 : ouverture de l’appel à contribution
- 30-mars  2017 : date limite d’envoi des versions de communication
- 15-avril  2017 : avis du comité et notification des auteurs
- 30-avril 2017 : tenue de la conférence
- 10-juin 2017 : délai pour le dépôt des articles dans leurs versions finalisées pour les actes.
- Septembre 2017 : publication des actes du séminaire.
- Les papiers retenus seront publiés aussi dans un numéro spécial des cahiers du plan. 
 
Comité scientifique :
Workshop
Modélisation macroéconomique et micro-économétrique
Programme de la première séance (Mardi 9h, Salle 18):
Axes
Documents à lire
Dérivation de la courbe IS
- New Keynesian Model with Price Stickiness (Eric Sims)
(Section 2. Households)
Log-linéarisation
Log-linearization (Eric Sims)
Présentation de la fonction de réaction.

- Taylor (1993). Discretion versus policy rules in practice

Présentation du TRE et le modèle Input-Output
- Comptes nationaux à télécharger format Excel (TRE).
- Concept et objet du modèle Input-Output (extrait de la thèse de Rachid EL MATAOUI p61-p71)
Présentation de la MCS
- La matrice de comptabilité sociale de l’économie sénégalaise en 2011 (Fofana et al. 2014)
- La MCS du Sénégal
- La MCS du Maroc 2007 (base 2007)


Rechercher dans ce site

Contactez-nous

Nom

E-mail *

Message *

Nombre total de pages vues